Les rencontres régionales de coordination et de suivi des projets stratégiques de la loi-cadre 51.17 relative au système de l’éducation et de la formation marquent un “tournant majeur” dans la mise en œuvre de ce cadre légal, a souligné, samedi à Zagora, le ministre de l’Education nationale, de la Formation professionnelle, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Saaïd Amzazi.

Cette loi offre un cadre contractuel avec des engagements en matière de concrétisation des choix et des objectifs majeurs de la réforme du système éducatif, a ajouté M. Amzazi lors de la rencontre de coordination sur la loi cadre 51.17 et ses projets stratégiques au niveau de la région de Drâa-Tafilalet.

Le ministre a relevé que ces rencontres régionales sont le couronnement d’un processus national de planification stratégique que le ministère de tutelle a veillé à accélérer dès la rentrée scolaire 2020-2021, dans le but de donner un nouvel élan à l’exécution de ses projets stratégiques, suivant une approche basée sur l’efficacité et l’efficience.

M.Amzazi a expliqué que ce processus stratégique est organisé selon une feuille de route bien définie, dont les différentes étapes ont fait l’objet d’engagements, dans le cadre d’une approche participative impliquant l’administration centrale, les académies régionales de l’éducation et de la formation, les universités et les directions régionales de la formation professionnelle.

Et d’ajouter que cette dynamique a permis de poser des mécanismes de pilotage et d’exécution des projets sur les plans national et régional, rappelant, à cet effet, la mise en place d’un système de conduite, de suivi et d’évaluation des projets portant sur l’exécution des dispositions de la loi-cadre et l’élaboration d’un portefeuille des projets nationaux dans trois domaines stratégiques.

M.Amzazi a précisé que ces projets se déclinent, à travers un portefeuille d’initiatives régionales, en 18 projets dans le secteur de l’éducation nationale, 16 au niveau de celui de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique et 13 pour celui de la formation professionnelle.

Il est question aussi, a poursuivi M. Amzazi, de l’élaboration des “cadres logiques des projets”, des documents fixant les mesures et les indicateurs d’intervention du projet.

Le ministre a indiqué, dans le même cadre, que son département a lancé, parallèlement à cette dynamique stratégique, un processus législatif visant à promulguer les textes de loi nécessaires à la mise en œuvre des différentes dispositions de la loi-cadre 51.17 et qui se trouve dans une phase avancée.

M.Amzazi a relevé que cette feuille de route est assez claire pour permettre de définir les priorités de chaque étape, appelant à faire preuve d’un degré élevé de mobilisation individuelle et collective et de responsabilité pour assurer la réussite de la réforme éducative et concrétiser ses objectifs dans les délais fixés.

Il a plaidé, en outre, pour l’accompagnement du processus de réforme engagé par le ministère, dans le but de consacrer le rôle de l’école dans le projet sociétal du pays, atteindre les objectifs d’un développement global et durable, réaliser la justice sociale et faire du système de l’éducation, la formation et la recherche scientifique l’épine dorsale du nouveau modèle de développement souhaité par SM le Roi Mohammed VI.

Le responsable a estimé, par ailleurs, que relever les défis liés à la réforme du système éducatif au niveau de la région de Drâa-Tafilalet reste tributaire notamment du degré de mobilisation collective locale, du développement des mécanismes d’intervention sur le terrain, du renforcement des outils de coordination et de réussir la convergence entre les programmes de développement local et les projets liés à la mise en œuvre de la loi-cadre.

M.Amzazi s’est dit persuadé que les perspectives de la régionalisation avancée et les moyens disponibles, outre le sens de responsabilité élevé des différentes parties et les compétences et les expériences des responsables et cadres au niveau de cette région, sont autant de facteurs à même de soutenir ce chantier.

Il a noté que les acteurs régionaux, dont les conseils provinciaux et communaux, sont considérés comme des partenaires essentiels dans l’exécution des projets stratégiques liés à la mise en œuvre des dispositions de la loi-cadre.

M.Amzazi s’est félicité des réalisations accomplies par les acteurs du système éducatif et les autorités territoriales durant la dernière année scolaire et celle qui est en cours, lesquelles sont exceptionnelles à cause des conséquences de la pandémie du Covid-19.

Pour sa part, le gouverneur la province de Zagora, Fouad Hajji, a souligné l’importance des dispositions de la loi-cadre relative au système de l’éducation et de la formation, ajoutant que leur mise en œuvre s’inscrit dans le cadre de la politique gouvernementale visant notamment la réforme du système éducatif et la lutte contre l’abandon scolaire.

Il s’est dit persuadé que l’enseignement constitue la locomotive du développement, mettant l’accent sur l’intérêt particulier qui doit être accordé à ce secteur par l’ensemble des acteurs concernés dans la région de Drâa-Tafilalet.

Le représentant du Conseil de la région de Drâa-Tafilalet, Addi Sbaii, a noté que la loi cadre 51.17 revêt une grande importance pour la réforme d’un secteur stratégique comme celui de l’éducation et de la formation, estimant que la prise en compte de la dimension régionale est cruciale pour sa mise en œuvre.

A cette occasion, le directeur de l’Académie régionale de l’éducation et de la formation (AREF) de Drâa-Tafilalet, Ali Berrad, a présenté un exposé sur les indicateurs éducatifs relatifs aux ressources humaines et financières de ce secteur sur le plan régional.

Des exposés ont été présentés aussi par le directeur régional de la formation professionnelle à Drâa-Tafilalet et les présidents des Universités Moulay Ismail et Ibn Zohr sur les projets régionaux relatifs à la mise e œuvre des dispositions de la loi-cadre.

Cette rencontre régionale de coordination a été tenue en présence notamment du ministre délégué à l’Enseignement supérieur et la Recherche scientifique, Driss Ouaouicha, des gouverneurs des provinces de Zagora, Ouarzazate, Tinghir et Midelt, ainsi que de plusieurs responsables locaux.

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