Le Maroc a fait des progrès remarquables en matière des droits reproductifs, a fait valoir le représentant du Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) au Maroc, Luis Mora, jeudi à Rabat, lors d’une rencontre de présentation du rapport sur l’état de la population mondiale 2019, lancé par l’UNFPA en partenariat avec le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH).

Initiée sous le thème “Une tâche inachevée: la poursuite de l’acquisition des droits et des choix POUR TOUS”, cette rencontre offre l’occasion d’enrichir le débat en préparation à la participation du Maroc au sommet de Nairobi (12-14 novembre) qui fera le bilan de 25 années de mise en œuvre du programme d’actions de la Conférence internationale sur la population et le développement (CIPD-25).

S’exprimant à cette occasion, la présidente du CNDH, Mme Amina Bouayach, a affirmé que le Conseil national est partenaire au lancement du rapport de l’UNFPA 2019, qui est d’une grande importance et constitue un moment d’évaluation de l’action universelle en matière de la protection des droits humains, de la promotion, de l’éducation, de la lutte contre la violence à l’égard des femmes, des filles et des enfants ainsi que l’accès à la santé et la santé reproductive.

” C’est le moment aussi de s’inscrire dans le prochain congrès qui se tiendra à Nairobi en novembre prochain, définir et créer des actions concertées et pluridimensionnelles entre un monde qui avance en cette perspective de protection et un monde qui peine à avancer dans la protection surtout des filles et des populations vulnérables”, a souligné Mme Bouayach.

Pour sa part, M. Mora a révélé, lors de sa présentation du rapport mondial, que plusieurs progrès ont été accomplis pour les droits reproductifs, notamment le taux mondial de recours à la contraception moderne qui a doublé entre 1969 et 2019, et le ratio de la mortalité maternelle qui s’est réduit de 369 pour 100.000 naissances vivantes en 1994 à 216 en 2015.

Toutefois, relève le responsable onusien, malgré les avancées réalisées depuis la création de l’UNFPA il y a 50 ans, beaucoup reste à faire pour que les droits et les choix soient une réalité pour tous, tout en affirmant que 800 millions de femmes en vie aujourd’hui ont été mariées avant 18 ans et plus de 200 millions de femmes qui voudraient éviter une grossesse n’ont pas accès aux informations et services relatifs à la contraception moderne.

Le rapport, présenté selon 3 dimensions : progrès, défis et actions à mettre en place, souligne en outre l’impact de l’évolution des droits reproductifs des femmes sur leurs autres droits à la vie, à la sécurité, à l’éducation et au travail.

Cette rencontre vient ainsi lancer un appel pour réaffirmer les promesses faites lors de la CIPD-25 au Caire et saisir l’occasion historique du sommet de Nairobi pour parachever l’œuvre de la CIPD.

Bouton retour en haut de la page
Fermer