Les médiateurs et ombudsman assument un rôle clé dans la protection des droits de l’enfant en tant qu’usager des services publics, a affirmé mercredi à Rabat le médiateur du Royaume Mohamed Benalilou qui préside l’association des ombudsmans et médiateurs francophones (AOMF).

Lors de l’ouverture d’une conférence de l’AOMF et de l’Assemblée parlementaire de la francophonie (APF) à l’occasion des 30 ans de la convention internationale des droits de l’enfant, sous le thème “les droits de l’enfant, priorité pour les parlementaires et les médiateurs de la francophonie”, M. Benalilou a souligné la contribution appréciable des institutions d’Ombudsmans et de médiateurs à l’effort de protection et de promotion des droits de l’enfant en tant que droits humains.

Certains textes d’institutions d’ombudsmans dans l’espace francophone, accordent à l’enfant, tout comme l’adulte, le droit de faire usage des services publics, alors que nombre d’institutions de médiation sont dédiées spécialement à la défense des enfants, a-t-il fait observer.

Par ailleurs, le médiateur a rappelé la création par l’AOMF en 2013 d’un comité sur les droits de l’enfant à l’attention des médiateurs membres de l’association avec comme objectif de rendre effectifs les droits des enfants, tout en proposant une stratégie et un plan d’actions en la matière.

Il a expliqué que depuis sa création, le comité n’a cessé de développer et d’approfondir son travail dans le domaine de la protection et de la promotion des droits individuels et collectifs de l’enfant, compte tenu de sa fragilité, de ses spécificités et des besoins propres à son âge.

Au titre de l’année 2019, le comité a conçu différentes actions autour de ces constats notamment à travers le renforcement des capacités des institutions, la création d’une plateforme sur le site de l’association en matière des droits de l’enfant et l’élaboration d’un cadre de référence qui vise à pallier les lacunes des institutions membres de l’AOMF et à proposer un outil pratique pour leur auto-évaluation.

De son côté, le député et secrétaire général parlementaire de l’APF Jacques Krabal a indiqué que les 30 ans de la convention internationale des droits de l’enfant offrent une opportunité pour débattre et réfléchir à la fois sur les progrès réalisés et les difficultés qui subsistent, soulignant que “si le cadre théorique est universellement admis, il reste aujourd’hui à l’appliquer concrètement”.

Abordant la question des enfants “sans identités”, il a relevé que ce point constitue le fil conducteur des travaux de l’APF depuis 2018, et que toutes les commissions et réseaux de l’APF y travaillent, faisant savoir dans ce contexte que l’établissement des registres d’état civil sera la grande cause de la Francophonie en 2020. La réussite de cette initiative repose, selon lui, sur une détermination politique commune entre États, gouvernements et parlements pour la mise en œuvre effective de la Déclaration internationale des droits de l’enfant.

Au programme de cette rencontre de deux jours figurent des débats portant sur “la prise en compte de l’intérêt supérieur de l’enfant”, “le droit d’être entendu”, “l’enfant : usager des services publics”, et “faire de l’espace francophone le premier espace mondial à zéro enfant sans identité”, mais aussi quatre ateliers centrés sur les droits de l’enfant.

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