L’Agence mondiale antidopage (AMA) va saisir “d’ici à la fin de semaine” le Tribunal arbitral du sport (TAS) qui devra confirmer ou non l’exclusion de la Russie des compétitions internationales prononcée en décembre, a-t-on appris mercredi auprès de l’instance antidopage.

“L’AMA devrait saisir d’ici à la fin de semaine le TAS”, a indiqué à l’AFP un responsable de l’instance antidopage.

Le 10 décembre, l’AMA a exclu la Russie des Jeux olympiques pour quatre ans, pour punir Moscou d’avoir récidivé dans la triche en falsifiant des données remises à l’agence.

Fin décembre, l’agence russe antidopage Rusada a annoncé avoir contesté cette exclusion auprès de l’AMA, laquelle doit maintenant saisir le TAS dont la décision sera définitive.

Si le TAS confirme l’exclusion de la Russie, cela n’empêchera pas des sportifs russes considérés comme “propres” de participer aux prochains Jeux olympiques de Tokyo-2020 sous bannière neutre, comme cela fut le cas lors des JO d’hiver de Pyeongchang-2018.

Mercredi, la commission exécutive du Comité international olympique (CIO), réunie à Lausanne, a “fait le point” sur la procédure concernant la Russie.

“Nous attendons une décision (du TAS) pour nous pencher sur les détails” d’une participation des sportifs russes, a-t-il ajouté.

Vendredi, comme à chaque session du CIO, un point de l’activité de l’AMA “sera dressé” lors de la 135e session du CIO et “il sera question de la Russie”, a ajouté ce responsable de l’AMA.

Au cours d’une réunion assez brève, le gouvernement du CIO a également évoqué mercredi matin la question de la Fédération internationale d’haltérophilie (IWF), accusée, sous la houlette de son président historique Tamas Ajan, d’avoir couvert pendant des années des pratiques de dopage et mis en place “une culture de corruption”, selon une enquête de la télévision allemande ARD.

“Il y a encore beaucoup de questions sans réponses”, a déclaré M. Adams. “Nous attendons que ces questions soient traitées par les différentes autorités, dont l’AMA”, a-t-il ajouté soulignant que le CIO “est déjà intervenu” par le passé concernant le dopage récurrent dans l’haltérophilie.

En début de semaine, le CIO a jugé ces accusations “très graves et préoccupantes”.

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