Les travaux de la 8-ème Conférence Ministérielle du Dialogue 5+5 sur la Migration et le Développement, tenue les 01 et 02 mars à Marrakech, ont été sanctionnés par une Déclaration consensuelle avec des dispositions pratiques, a souligné, lundi à Marrakech, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération africaine et des Marocains résidant à l’étranger, M. Nasser Bourita.

S’exprimant lors d’une conférence de presse tenue à l’issue de cette conférence, M. Bourita a indiqué que cette rencontre a mis l’accent sur la nécessité d’assurer le suivi des recommandations de cette Déclaration à travers l’élaboration d’une Feuille de route pour l’opérationnalisation des conclusions de cette 8ème Conférence Ministérielle de Marrakech du Dialogue 5+5 sur la Migration et le Développement.

Et de rappeler que cette Déclaration couvre cinq axes à savoir la coordination des politiques nationales de migration, la facilitation de la migration régulière, l’établissement des liens entre migration et développement, la lutte contre la migration irrégulière et la politique d’intégration des migrants réguliers.

La feuille de route mise en place pour l’opérationnalisation des conclusions de cette 8ème Conférence vise à traduire cette Déclaration en projets concrets et des programmes pratiques, a-t-il ajouté, relevant que l’objectif de cette gestion est d’ouvrir des horizons à la migration régulière et de l’organiser sans  encourager la migration irrégulière.

Après avoir relevé la spécificité de cette rencontre d’abord en tant que première conférence au niveau des ministres des affaires étrangères sur la migration et le développement, qui se tient à Marrakech, ville où a été adopté le Pacte mondial pour des migrations sûres, ordonnées et régulières en 2018, et en tant que Conférence qui a invité des organisations internationales, régionales et de la société civile, M. Bourita a tenu à rappeler que le Pacte de Marrakech reste une référence en la matière.

Même si la migration relève des politiques nationales souveraines, la coordination, la coopération et la complémentarité s’avèrent une nécessité pour une bonne gestion de ce phénomène, a-t-il ajouté.

Par ailleurs, M. Bourita a indiqué que cette conférence a connu la participation de 07 ministres et secrétaires d’Etat et les différents partenaires, dont l’Union européenne (UE), l’Union du Maghreb arabe (UMA) et l’Union pour la Méditerranée (UpM), faisant savoir que “l’Algérie a participé de manière active et constructive et a fait preuve de responsabilité pour que cette conférence soit une réussite”.

  1. Bourita a appelé à se concentrer davantage sur les opportunités telles que le partage des bonnes pratiques avec notamment, des expériences modèles au niveau bilatéral (Maroc-Espagne et Tunisie-Italie).

Le ministre des Affaires étrangères et européennes de Malte, Evarist Bartolo, a appelé, pour sa part, au partage des responsabilités et des bonnes pratiques dans ce domaine, relevant que le Maroc a montré l’exemple avec son leadership aux côtés de l’Espagne en matière de gestion de la migration.

Cette conférence a montré le besoin d’une gestion efficace de la migration, a-t-il ajouté, félicitant le Maroc pour l’orientation pratique qu’il a donné à cette conférence ministérielle.

  1. Bartolo a relevé que l’espace 5+5 fournit une plateforme de concertation, appelant les pays des deux rives de la Méditerranée à chercher un terrain d’entente autour de cette question.

Les travaux de la 8-ème Conférence Ministérielle du Dialogue 5+5 sur la Migration et le Développement se sont tenus dimanche et lundi à Marrakech, en présence des ministres des Affaires Étrangères des pays de la Méditerranée Occidentale, ainsi que des représentants des organisations internationales et régionales.

Présidée par le Royaume du Maroc, cette 8è Conférence  vise à définir un cadre d’action global, consensuel et équilibré en Méditerranée Occidentale portant sur la question migratoire dans ses différentes dimensions, notamment le lien entre la migration et le développement, la migration régulière et la mobilité, l’intégration des migrants et la préservation de leurs droits, ainsi que la lutte contre le trafic des migrants et la traite humaine.

Les travaux de cette conférence ont été sanctionnés par l’adoption par les Ministres des affaires étrangères d’une Déclaration portant des messages politiques, permettant d’ouvrir la voie à l’élaboration d’un plan d’action de la Méditerranée occidentale sur la migration et le développement, fondé sur les principes d’une gestion humaine et ordonnée de la question migratoire et de la responsabilité partagée.

Le Dialogue 5+5, créé en 1990, est un forum sous régional qui constitue une des premières initiatives fructueuses entre des pays méditerranéens. Il regroupe les dix pays de la Méditerranée Occidentale, à savoir : le Maroc, l’Algérie, la Libye, la Mauritanie, la Tunisie, l’Espagne, la France, l’Italie, Malte et le Portugal.

Outre les réunions ministérielles, le dialogue 5+5 est devenu une initiative inclusive en impliquant des acteurs à plusieurs niveaux, telles les institutions européennes et l’Union pour la Méditerranée, mais aussi en s’élargissant progressivement vers de nouveaux acteurs (parlement, conseils économiques et sociaux…), ainsi que la société civile.

La dernière réunion des Ministres des affaires étrangères du Dialogue 5+5 a eu lieu à la Valette, Malte les 17 et 18 janvier 2019, rappelle-t-on.

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