Le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a décidé, lundi, de constituer un gouvernement de six membres autour du Premier ministre Boubou Cissé et de lui confier la mission de négocier la formation d’un gouvernement d’union nationale, conformément aux recommandations faites dans la journée par un sommet de la Communauté économiques des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

“Pour une mise en application des recommandations des chefs d’Etat de la CEDEAO faites lors du sommet extraordinaire de ce lundi (…), le président de la république a décidé de former une équipe ministérielle restreinte dont la mission est de négocier avec les parties prenantes, et ce en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale à même de contribuer à l’apaisement de la situation”, a déclaré à la télévision la secrétaire générale de la présidence malienne, Kamissa Camara.

“Ce gouvernement est constitué des ministères régaliens suivants : la Défense, la Justice, la Sécurité, l’Administration territoriale, les Affaires étrangères et l’Economie et les Finances”, a ajouté Mme Camara en ouverture du journal du soir de la chaîne publique ORTM.

Sur proposition du Premier ministre, reconduit le 11 juin dans ses fonctions après la démission du gouvernement à la suite d’élections législatives, le chef de l’Etat a nommé ministre de la Défense le général de division Ibrahima Dahirou Dembélé.

Le portefeuille de l’Administration territoriale reste aux mains de Boubacar Alpha Bah.

Le ministère de la Sécurité et de la protection civile est confié au général de division Bemba Moussa Keïta, jusque-là chargé de la réforme du secteur de la sécurité.

L’avocat et homme politique Kassoum Tapo devient ministre de la Justice et des Droits de l’homme, Garde des sceaux, tandis que le chef de la diplomatie sortant, Tiébilé Dramé, conserve les Affaires étrangères.

Un banquier à la retraite, Abdoulaye Daffé, obtient l’Economie et les Finances

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