Le secrétaire général du Parti du progrès et du socialisme (PPS), Mohamed Nabil Benabdallah, a jugé jeudi nécessaire d’entreprendre “plusieurs plans Marshall” pour faire face à la crise mondiale du Covid-19.

“Il est extrêmement important de mettre en place plusieurs plans Marshall pour lutter contre la pandémie mondiale du coronavirus car le déconfinement ne sera pas chose facile et il va falloir s’attendre à une sortie de crise qui demandera du temps”, a-t-il indiqué lors d’une conférence à distance initiée par la Fondation diplomatique sur “le rôle des partis dans l’accompagnement des efforts gouvernementaux, notamment pour la relance économique après l’Aid”, avec la participation d’une pléiade d’ambassadeurs accrédités à Rabat.

M. Benabdellah a abordé l’impact de la crise sur un certain nombre de secteurs d’activité dans le monde, plus particulièrement le tourisme et l’industrie, en plus de la perspective d’un faible taux de croissance.

Au niveau national, le secrétaire général du PPS a appelé l’État à jouer un rôle fondamental en matière de relance économique dans un cadre de concertation avec toutes les forces du pays et les acteurs économiques. A cet égard, il a plaidé pour un nouveau contrat social où l’État apporterait un soutien aux entreprises opérant dans divers secteurs afin de les encourager à reprendre et à maintenir leurs emplois et activités.

M. Benabdellah a, dans le même sens, insisté sur l’importance du secteur bancaire dans la relance de l’activité économique qui, selon lui, pourrait jouer un rôle central de soutien à ce niveau, considérant que Bank Al-Maghrib (BAM) pourrait pour sa part y contribuer par l’appui au secteur bancaire avec des taux extrêmement préférentiels.

Le secrétaire général a également plaide pour un soutien accru de l’investissement public qu’il considère comme une clé fondamentale pour relancer l’activité économique, ajoutant qu’une telle démarche doit s’accompagner d’une forte augmentation de la commande publique.

“Il va falloir mobiliser des moyens financiers importants pour ce faire, et donc il faudra laisser glisser le déficit budgétaire dans des normes acceptables qui ne remettent pas en cause complètement le déséquilibre macroéconomique”, a-t-il fait observer.

Il a également mis l’accent sur le besoin de s’orienter vers les capacités propres du Royaume, en élargissant les recettes fiscales dans un cadre de solidarité nationale, notamment à travers l’impôt sur la fortune.

“Le Maroc à l’instar d’autres pays doit relancer son appareil industriel”, a-t-il dit, appelant à valoriser de nouvelles niches de croissance à savoir l’écologie et l’économie verte, les nouvelles technologies et le travail à distance qui peuvent ouvrir de nouvelles perspectives.

Sur le plan social, M. Benabdallah a insisté sur le besoin d’investir dans le capital humain et l’enseignement en plus de la recherche scientifique.

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