Les travaux du premier symposium régional des juges africaines ont débuté, jeudi à Fès, sous le thème ‘’les garanties sociales et professionnelles des juges africaines : quelles approches’’.

Organisée par le Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, à l’occasion de la Journée nationale des femmes marocaines, cette conférence de trois jours réunit plus de 500 participantes de 30 pays africains, qui échangeront autour de divers sujets liés aux droits de l’homme et aux dimensions professionnelles et sociales des juges africaines.

Dans une déclaration à la MAP, la présidente de l’Union des femmes juges marocaines, Mina Sougrati, a souligné que c’est la première fois que des femmes juges de toute l’Afrique se réunissent dans le cadre d’un symposium, aux côtés d’autres juges des cinq continents, venues toutes participer à la célébration de la Journée nationale des femmes marocaines.

Cet évènement vient également confirmer le rôle avant-gardiste du Maroc en Afrique, a-t-elle ajouté.

De son côté, Vanessa Ruiz, présidente de l’association internationale des femmes juges, basée à Washington, a indiqué que ce symposium discutera des bonnes pratiques et des moyens à même de dépasser les obstacles qui se dressent devant les juges africaines.

Il a salué, à cet effet, le développement qu’a connu le Maroc depuis la constitution de 2011 en matière d’indépendance de la justice, notant que le Maroc est vu comme un modèle au vu des différentes réformes opérées en faveur de la femme.

Lors de la séance inaugurale de ce symposium, le président délégué du Conseil supérieur du pouvoir judiciaire, Mustapha Fares, et le procureur général du Roi près la Cour d’appel, président du Ministère public, Mohamed Abdennabaoui, ont remis des certificats à des femmes en reconnaissance à leurs louables services dans divers domaines. Il s’agit de Latifa Chihabi, Nezha Hayat, El Batoul Ennaciri, Fatima Al Hassani Sbai, Saidia Chiadmi, Fatima Ezzahra Al Abdellaoui et Mina Sougrati.

La conférence est agencée en quatre sessions portant sur ‘’l’approche du genre dans les systèmes judiciaires africains’’, ‘’les juges africaines et gouvernance judiciaire’’, ‘’les meilleures pratiques en la matière’’ et ‘’les contraintes familiales et les obligations professionnelles’’.

Selon les organisateurs, cette conférence permettra aux femmes juges d’échanger sur les différents défis à relever dans les institutions qu’elles représentent, dans l’objectif de trouver des solutions durables.

Elle devra contribuer à la promotion des droits des femmes juges en Afrique, aider à déraciner les préjugés, mettre fin à certaines lois discriminatoires dans la profession, faire progresser les tribunaux sensibles au genre et promouvoir les droits de l’homme pour tous, mais tout particulièrement étoffer un réseau régional de femmes juges en Afrique, créer des opportunités d’échanges judiciaires, promouvoir l’égalité d’accès aux tribunaux et de promouvoir le leadership judiciaire.

Cette rencontre est aussi l’occasion d’exposer le modèle marocain dans la promotion du statut professionnel et social des femmes juges et de rappeler les réalisations importantes et les grandes mesures prises pour consacrer les valeurs de la société moderne fondée sur l’égalité, la liberté et la dignité.

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