Des dissidents de l’ancienne guérilla des Farc, dirigés par l’ex-numéro deux du groupe rebelle, Iván Márquez, ont annoncé la création d’un mouvement politique clandestin, une semaine après avoir décidé de reprendre les armes.

“Les membres du nouveau mouvement auront une activité au sein du secteur social où ils vivent, travaillent ou étudient, sans que leur appartenance politique soit publique”, a déclaré Ivan Marquez dans une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux.

Baptisé Mouvement bolivarien pour la nouvelle Colombie, cette nouvelle structure aura un “fonctionnement clandestin”, a précisé l’ancien négociateur de la paix de la guérilla, qui apparait dans cette vidéo vêtu d’un treillis militaire et entouré d’une quinzaine d’hommes armés parmi lesquels d’anciens chefs guérilleros tels que Hernan Dario Velasquez alias “El Paisa” et Jesus Santrich, objets de mandats d’arrêt pour narcotrafic.

Six ex-chefs de l’ancienne guérilla des Farc, dissoute et transformée en parti politique sous le même acronyme après l’accord de paix de 2016, avaient annoncé la semaine dernière leur décision de reprendre la lutte armée en raison, selon eux, de la” trahison” par le gouvernement du président de droite Ivan Duque de l’accord de paix de 2016.

En réaction, le président colombien avait annoncé une offensive contre “une bande de narco-terroristes qui bénéfice de l’appui et de l’hébergement de la dictature de Nicolas Maduro” au Venezuela voisin.

De même, il a promis l’équivalent d’environ 880.000 dollars de récompense pour la capture de chacun des “délinquants apparus dans la vidéo”.

La Colombie est confrontée depuis plus de 50 ans à une guerre fratricide qui, au fil des décennies, a impliqué une trentaine de rébellions, des paramilitaires d’extrême droite et les forces de l’ordre, faisant plus de huit millions de victimes entre morts, disparus et déplacés.

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