Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a défendu, au Congrès des députés (Chambre basse du Parlement), la voie de dialogue pour aborder les questions territoriales et résoudre les problèmes qui y sont liés.

Lors de la session de contrôle du gouvernement, M. Sanchez a souligné que les défis auxquels est confrontée l’Espagne, en particulier ceux territoriaux, doivent être relevés à travers le dialogue, faisant état du bilan “lamentable” des politiques de confrontation menées pendant des années.

En réponse à une question posée par Pablo Casado, du groupe parlementaire du parti populaire (PP, droite), le chef de l’exécutif espagnol a relevé qu’il existe deux options pour résoudre ces défis: la première consiste à opter pour la crispation et la confrontation, qui ont provoqué une grande fracture sociale et menacé la coexistence en Catalogne et dans tout le pays, tandis que l’autre privilégie “la rencontre, le dialogue et l’accord”.

Outre le dialogue territorial, M. Sanchez a appelé au dialogue entre le gouvernement et l’opposition, réitérant la volonté de son exécutif de parvenir, au cours de l’actuelle législature, à sceller des accords pour résoudre plusieurs questions d’État, en particulier celles liées à la soutenabilité du régime public des pensions de retraite, le renouvellement du Conseil général de la magistrature et au financement régional.

Et en réponse à une autre question posée par Gabriel Rufián, du groupe parlementaire de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC), le chef du gouvernement a assuré que la mémoire démocratique doit être une politique de l’État, ainsi qu’un axe transversal de l’action de l’exécutif.

M.Sanchez a, en outre, relevé que son exécutif oeuvrera à mettre à jour la loi sur la mémoire historique, pour combler les “lacunes” détectées ces dernières années et assurer une plus grande transparence, réparation de la mémoire et justice pour les victimes du Franquisme.

Concernant les amendements à apporter à cette loi, il a souligné la nécessité de mettre fin aux récompenses accordées aux personnes liées au régime de Franco qui pratiquaient la torture en Espagne.

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