La Première ministre belge Sophie Wilmès a confirmé le début le 8 juin, comme prévu, de la phase 3 du processus de déconfinement entamé de manière graduelle le 4 mai en Belgique, avec un “changement d’approche” dans le sens de donner plus de liberté aux citoyens.

“On va pouvoir changer notre approche par rapport aux mesures en vigueur aujourd’hui (…) Nous avons commencé par tout interdire (…). Dès le 8 juin, nous pourrons raisonner avec comme point de départ nos libertés. Autrement dit, tout sera permis, sauf…”, a affirmé Mme Wilmès à l’issue d’une réunion du Conseil national de sécurité belge.

Pour la cheffe du gouvernement, cette nouvelle approche “élargit largement le champ des possibilités”, mais maintient “l’obligation de toujours exclure certaines activités, car elles impliquent des contacts trop rapprochés entre les individus, soit des rassemblements de masse, soit parce que des protocoles n’ont pas encore pu être définis”.

Concrètement, cette approche s’appréhende, selon elle, sur deux niveaux: d’abord sur “le comportement individuel”, et d’autre part “il y a le cadre réglementaire qui s’applique à une activité organisée”.

Après la reprise du travail dans les entreprises et la réouverture des commerces non essentiels, des écoles, des musées, ou encore des bâtiments historiques, en vertu des deux premières phases de la stratégie de déconfinement, le Conseil national de sécurité belge a tranché notamment sur la question de réouverture des restaurants et des cafés, outre les modalités de lancement des activités estivales (voyages à l’étranger, attractions touristiques, événements en plein air…).

Très attendue par les Belges, la réouverture des cafés, bars et restaurants, aura bien lieu, mais partiellement, dès lundi prochain, le 8 juin – date à laquelle entrera en application la phase 3 du déconfinement, à condition de suivre un protocole très strict.

En effet, tout ne sera pas rouvert, notamment les casinos, les salles de fêtes et de réception qui ne pourront rouvrir que le 1er juillet avec l’obligation de n’accueillir que 50 personnes au maximum, tandis que les discothèques et boîtes de nuit ne pourront pas rouvrir avant la fin août.

De l’avis de Sophie Wilmès, la phase 3 du déconfinement permettra d’élargir considérablement les contacts sociaux, qui seront plus rapprochés et élargis à 10 personnes par semaine, en plus de la famille, au lieu de la bulle des quatre personnes autorisée jusqu’ici, alors que les célébrations religieuses pourront reprendre avec maximum 100 personnes, toujours dans le respect des règles de distanciation sociale et des mesures de précaution sanitaire.

S’agissant des manifestations culturelles, les activités sans public pourront reprendre, contrairement à celles avec public qui restent interdites jusqu’au 1er juillet.

Toutes les activités de loisirs seront également autorisées à partir du 8 juin, à l’exception des conférences, des parcs d’attraction et des plaines de jeux en intérieur, qui ne pourront reprendre qu’à partir du 1er juillet.

Pour ce qui est de la réouverture des frontières, celle-ci est prévue à partir du 15 juin mais elle ne concernera que les frontières vers et au départ des pays de l’Union européenne ainsi que du Royaume-Uni et des autres pays de la zone Schengen. Les conditions des voyages hors Europe devant encore être déterminées “à la lumière des évolutions des discussions au niveau européen”, selon la Première ministre belge.

La phase 3 ne marque pas pour autant la fin du processus de levée des mesures de confinement imposées depuis 18 mars en Belgique pour y endiguer la propagation de la pandémie du Covid-19.

“Le 8 juin n’est pas la ligne d’arrivée”, a insisté, dans ce sens, Mme Wilmès qui a annoncé d’ores et déjà de prochaines étapes, en l’occurrence les phases 4 et 5 du déconfinement qui s’étaleront sur les mois de juillet et août, “si situation épidémiologique le permet”.

“Cette phase-ci est un pas en avant. Le changement d’approche est important et simplifie les règles à suivre. Mais il ne faut pas faire l’erreur que la page de la crise sanitaire est tournée. Le coronavirus n’a pas disparu, et les risques non plus. Néanmoins, nous touchons du bout des doigts le retour à une forme de normalité. C’est pourquoi nous continuons à faire appel à votre bon sens”, a-t-elle conclu à l’adresse des Belges.

 

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