Dakhla, 21/07/2019 (MAP)- La région de Dakhla-Oued Eddahab s’est inscrite de manière positive et efficace dans la mise en oeuvre du nouveau modèle de développement des provinces du Sud du Royaume, a souligné, samedi à Dakhla, le président du conseil régional, Yanja El Khattat.

Dans un mot prononcé à l’occasion de la rencontre régionale de communication des membres du gouvernement autour de l’état d’avancement de réalisation des grands chantiers et de mise en oeuvre des conventions et programmes de développement dans la région, M. El Khattat a ajouté que la région exprime, à travers ses différentes composantes (administration territoriale, conseils élus, institutions, services administratifs décentralisés et secteur privé), son engagement à mettre en exécution cet important programme de développement.

Et de poursuivre que cette feuille de route comprend de grands projets structurants et d’autres régionaux de proximité, d’un coût de près de 18 milliards de DH sur un total de 77 milliards de DH en tant que montant global du programme, dont le Conseil régional contribue au financement et à l’exécution à hauteur de 1.580 millions de DH.

Cette rencontre, qui s’est déroulée en présence notamment du Chef du Gouvernement, M. Saâd Dine El Otmani et d’une importante délégation gouvernementale, a été l’occasion pour M. El Khattat de souligner qu’en application du mécanisme contractuel entre la région et l’Etat, et en se basant sur les principes de la gouvernance responsable, le Conseil de la région a adopté le contrat-programme de développement intégré, ainsi que les conventions y afférentes.

Dans la même lignée, il a souligné que le Conseil va persévérer sur la même voie en adoptant une approche participative et un mécanisme contractuel avec l’Etat et le secteur privé en vue de la programmation de nombre de projets de développement dont la région de Dakhla-Oued Eddahab a grand besoin à présent et dans les années à venir, afin de parvenir à hisser cette région au rang d’un pôle économique prometteur et de lui permettre de jouer pleinement son rôle de trait d’union entre le Maroc et l’Afrique.

Pour ce faire, le Conseil a adopté un projet ambitieux de développement régional qui repose sur une approche à triple dimensions: la mise en oeuvre du processus de la régionalisation avancée, la promotion des acquis économiques et sociaux multiples que la région a cumulés depuis sa récupération il y a une quarantaine d’année, et l’accompagnement, le suivi et la valorisation des projets de développement intégré.

M. El Khattat a, en outre, relevé l’importance du programme de développement régional qui englobe les différents aspects économique, social, culturel et environnemental, considérant que cela renforcera, sans nul doute, la position de la région en tant que pôle de développement dans cette partie du territoire national, tout en lui conférant une importance de taille dans le cadre des relations du Maroc avec le Continent, à même d’ériger cette région en plateforme incontournable pour les échanges commerciaux et socio-économiques avec les pays voisins.

Pour ce faire, cela reposera sur quatre moteurs de développement qui concernent le domaine des énergies renouvelables, la logistique, le commerce, le tourisme écologique et l’innovation maritime, a-t-il expliqué.

Et de faire observer que ces programmes comptent une série de projets structurants et complémentaires aux projets du programme de développement intégré, tel que la création d’un pôle logistique jouxtant le nouveau port Atlantique à travers la création de ”la West Africa Free Zone”, le renforcement de la connexion aérienne à travers la création d’une ligne aérienne reliant l’aéroport de Dakhla et la nouvelle cité aérienne d’El Argoub, outre la mise en place d’un pôle du tourisme écologique sur les deux rives de la Baie de Oued Eddahab.

Ce programme compte aussi la création d’un pôle de développement à Bir Guendouz, à Lemhiriz et à Guerguarate, la mise à niveau et la valorisation des centres historiques, l’encouragement de l’économie sociale, de l’économie de proximité et de l’auto-emploi, et la mise en oeuvre du plan de mise à niveau régional, outre la protection et la promotion du patrimoine culturel et la protection de l’environnement.

“Nous aspirons à travers la vision stratégique du programme de développement régional de Dakhla-Oued Eddahab, à offrir des opportunités d’emploi importantes, ce qui contribuera à réduire le taux de chômage de 10%, enregistré en 2014, à 6% à l’horizon 2025 et ce, à travers le développement du secteur de la formation et de l’emploi et l’adoption d’une approche nouvelle à même de permettre de réaliser une justice territoriale et une répartition géographique équitable de ce programme au niveau des différentes zones relevant de ladite région”, a-t-il dit.

Il a, en outré, appelé le gouvernement à accélérer le rythme d’exécution des grands projets structurants à l’instar du projet du nouveau port Atlantique, le projet de la station de désalinisation de l’eau de mer qui permettra d’irriguer 5.000 ha de terres agricoles dans le cadre des projets de l’Agriculture à plus haute valeur ajoutée, ou encore le parachèvement du projet de la route nationale n°1 Tiznit-Laâyoune-Dakhla pour atteindre le passage frontalier de Guerguarate, entre autres projets.

Le wali de la région de Dakhla-Oued Eddahab, M. Lamine Benomar a, de son côté, présenté un exposé sur ”le nouveau modèle de développement dans les provinces du Sud du Royaume” avec un focus sur la région de Dakhla-Oued Eddahab et l’état d’avancement des projets.

A ce propos, il a mis l’accent sur le contexte général de l’élaboration de ce nouveau modèle de développement des provinces du Sud, faisant savoir que cette feuille de route repose sur des éléments fondamentaux, à savoir le développement humain intégrant et intégré, ainsi que la participation des acteurs concernés et de la population locale aux différentes étapes de préparation et de mise en exécution des programmes de développement au niveau de la région.

Et de noter que ce programme de développement important vise à rompre avec la stratégie à court terme, et à adopter les principes et critères de la durabilité, de gestion des ressources naturelles et leur répartition sur la base des principes de durabilité et d’équité au profit de la population, outre le désenclavement des provinces du sud et la promotion de la régionalisation avancée.

Dans ce cadre, le wali a passé en revue une série de données concernant la région de Dakhla-Oued Eddahab qui connaît une dynamique de développement et un essor économique sans précédent, faisant savoir que la région a enregistré un taux de croissance économique de 7,8% entre 2013 et 2016, contre un taux de croissance national annuel de 3,2%.

M. Benomar a rappelé que parmi les secteurs économiques les plus importants à l’échelle régionale figure le tourisme avec une moyenne annuelle de 21,4%, suivi du secteur du bâtiment et des travaux publics BTP (16,8%), de l’Agriculture et de la pêche maritime (13,8%), plaidant en faveur de l’adoption des mesures d’accompagnement nécessaires en vue d’accélérer et d’encourager l’investissement, à travers les conventions de financement spécifiques, l’actualisation des documents d’urbanisme, les incitations fiscales, et le transfert de compétences aux services décentralisés.

Dans la foulée, il a donné un aperçu sur le programme de développement intégré de la région de Dakhla-Oued Eddahab qui compte 143 projets d’une valeur de 22.314 millions de DH, financés à hauteur de 63% par l’Etat (11.677 millions de DH), le secteur privé avec 29% (5.369 millions de DH) et la région avec 8%, soit 1.583 millions de DH.

Concernant l’état d’avancement des projets au niveau de la région jusqu’à juillet 2019, M. Benomar a fait observer que 58 projets ont été réalisés (2.546 millions de DH), 58 sont en cours de réalisation (8.827 millions de DH), alors que ceux programmés durant la période comprise entre le 2è semestre de 2019 et 2021, sont de l’ordre de 42 projets (10.940 millions de DH).

Cette rencontre régionale de communication a été marquée par la présence des présidents des conseils élus, des représentants des autorités locales, des élus, des représentants des services extérieurs, des présidents des chambres professionnelles, des acteurs de la société civile ainsi que des opérateurs du secteur privé.

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