Le Conseil national des droits de l’Homme (CNDH) s’est basé sur “le droit au développement” dans l’élaboration de sa vision du modèle de développement, a affirmé, mardi à Rabat, la présidente du CNDH, Mme Amina Bouayach.

Ce “droit au développement” repose sur des bases essentielles telles que les droits de l’Homme, la démocratie et le développement, tout en plaçant l’Homme au centre du processus de développement, a indiqué Mme Bouayach dans une déclaration à la presse à l’issue de la réunion tenue par la Commission Spéciale sur le Modèle de Développement (CSMD) avec les représentants du CNDH, mettant l’accent sur l’importance que l’Homme soit à la fois sujet, bénéficiaire et acteur de l’élaboration des plans de développement.

Le CNDH, a-t-elle fait savoir, présentera en mars prochain une note écrite comportant les recommandations des 12 assises qu’il a organisées à travers toutes les régions du Royaume, ajoutant que ce document prendra en considération les idées et propositions issues de ces Assises régionales ainsi que celles évoquées en la matière sur la scène internationale.

Outre Mme Bouayach, le CNDH a été représenté lors de cette réunion par son secrétaire général, M. Mounir Bensalah, ainsi que par MM. Mourad Erraghib, Mohamed El Hachimi et Abdelhafid Admino.

La CSMD avait déjà tenu des réunions similaires avec des représentants de sept partis non représentés au Parlement pour écouter leurs visions sur le nouveau modèle de développement, à savoir le Parti du centre social, le Parti de l’Union marocaine pour la démocratie, le Parti de la Liberté et de la justice sociale, le Parti Al Amal, le Parti des Néo-démocrates, le Parti de l’Action et le Parti Annahda.

La CSMD avait également tenu des séances d’écoute avec les représentants du Conseil de la Concurrence, de la Fédération des chambres marocaines de commerce, d’industrie et de services (FCMCIS), de l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption (INPPLC), de la Fédération des chambres des pêches maritimes (FCPM), de la Fédération des chambres d’agriculture au Maroc (FECAM), de l’Union nationale du travail au Maroc (UNTM), de la Fédération de la Gauche Démocratique (FGD), de la Fédération des chambres d’artisanat (FCA), de la Gauche Verte, de l’Organisation démocratique du travail (ODT), du Parti de l’Unité et de la Démocratie (PUD).

Il s’agit aussi de sept autres partis non représentés au parlement, en l’occurrence le Parti Al Ahd Addimocrati, du Parti des forces citoyennes (PFC), du Parti Démocratique de l’indépendance (PDI), du Parti du Renouveau et de l’équité (PRE), du Parti de l’Environnement et du développement durable (PEDD), du Parti Démocrate national (PDN) et du Parti de la Renaissance et de la vertu (PRV).

La Commission s’était aussi réunie avec les représentants du Rassemblement national des indépendants (RNI), de la Fédération démocratique du travail (FDT), de l’Association des régions du Maroc (ARM), du Parti Authenticité et modernité (PAM), du Parti du Progrès et du socialisme (PPS), de l’Union Constitutionnelle (UC), du Mouvement populaire (MP) et de l’Association marocaine des présidents des conseils communaux (AMPCC).

Des réunions avaient eu lieu avec les représentants de l’Union générale des travailleurs du Maroc (UGTM), de la Confédération démocratique du travail (CDT), du Mouvement démocratique et social (MDS), de l’Union marocaine du travail (UMT), du Parti de la Justice et du développement (PJD), de l’Union socialiste des forces populaires (USFP), du Parti de l’Istiqlal (PI) et du Haut-commissariat au Plan (HCP).

La CSMD avait décidé, le 24 décembre dernier, d’écouter les institutions et forces vives de la nation incluant les partis politiques, les syndicats, le secteur privé et les associations et ce, dans un esprit d’ouverture et de construction commune.

Cette écoute large et ouverte vise à recueillir les contributions et les avis des parties sollicitées en vue d’élaborer un modèle de développement, avait indiqué la Commission.

Dans cette même logique de participation et d’inclusion, la CSMD avait fait savoir qu’elle mettra en place une plateforme digitale permettant de recevoir et de collecter les contributions et les idées soumises par les citoyens afin d’enrichir le débat et de partager les expériences et les réflexions.

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