La croissance de l’économie nationale a de nouveau décéléré, revenant à 2,5% en 2019 après 3,1% un an auparavant, indique Bank Al-Maghrib (BAM).

Cette évolution s’explique essentiellement par la contraction de 5,8% de la valeur ajoutée agricole, sous l’effet de conditions climatiques défavorables, alors que celle des secteurs non agricoles a marqué une accélération de 2,9% à 3,8%, précise la Banque centrale dans son rapport annuel sur la situation économique, monétaire et financière au titre de l’exercice 2019, présenté, mercredi, devant SM le Roi Mohammed VI, par le Wali Bank Al-Maghrib, Abdellatif Jouahri.

L’activité s’est nettement raffermie dans les branches “Electricité et eau”, “Transports” et “Administration publique générale et sécurité sociale”, a ralenti notamment dans les “Industries de transformation” et dans la branche “Hôtels et restaurants”, tandis que dans le “Bâtiment et travaux publics” (BTP), elle a continué d’évoluer à un rythme faible, quoiqu’en amélioration d’une année à l’autre, relève la même source.

Du côté de la demande, sa composante intérieure a connu un tassement, avec l’affaiblissement du rythme d’accroissement de la consommation des ménages et le net ralentissement de l’investissement, note BAM, ajoutant que sa contribution à la croissance est passée ainsi de 4,4 points de pourcentage à 2 points.

S’agissant des exportations nettes en volume, leur participation est redevenue positive de l’ordre de 0,5 point, après avoir été négative de 1,2 point de pourcentage en 2018.

Le rapport fait également ressortir qu’à prix courants, le produit intérieur brut (PIB) s’est chiffré à 1.151,2 milliards de dirhams (MMDH), en progression de 3,9%. Compte tenu des hausses de 3,9% des sorties nettes de revenus de la propriété et de 0,1% des transferts courants nets en provenance de l’extérieur, le revenu national brut disponible (RNBD) s’est établi à 1.203,4 MMDH, en renforcement de 3,6%.

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