Le sommet extraordinaire de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO) sur le Mali a proposé une série de mesures à mettre en œuvre pour sortir ce pays de la crise.

Le sommet, tenu quelques jours après la mission de médiation effectuée à Bamako par les chefs d’Etat sénégalais, ivoirien, nigérien, ghanéen et nigérian, a recommandé notamment la mise en place rapide d’un gouvernement d’union nationale avec la participation du Mouvement du 5-Juin (M5-RFP) et de la Société civile.

Les ministres en charge de la Défense, la Justice, les Affaires Etrangères, la Sécurité intérieure et les Finances peuvent être nommés avant la formation du gouvernement d’union nationale, selon les recommandations du sommet.

Les chefs d’Etats de la CEDEAO ont également appelé à la mise en place rapide d’une commission d’enquête pour déterminer et situer les responsabilités dans les violences qui ont entraîné des décès et des blessés les 10, 11 et 12 juillet 2020 ainsi que les destructions des biens publics et privés.

Parmi les mesures décidées, il y a aussi la création d’un Comité de suivi de toutes les décisions annoncées à l’issue du Sommet et la mise en place par la CEDEAO de sanctions contre les parties qui poseront des actes contraires au processus de normalisation de la crise.

Aussitôt après le sommet de la CEDEAO et en application de ses recommandations, le président malien Ibrahim Boubacar Keïta a annoncé, lundi, la constitution d’un gouvernement de six membres autour du Premier ministre Boubou Cissé, avec comme mission de négocier la formation d’un gouvernement d’union nationale.

“Pour une mise en application des recommandations des chefs d’Etat de la CEDEAO faites lors du sommet extraordinaire de ce lundi (…), le président de la république a décidé de former une équipe ministérielle restreinte dont la mission est de négocier avec les parties prenantes, et ce en vue de la formation d’un gouvernement d’union nationale à même de contribuer à l’apaisement de la situation”, a déclaré à la télévision la secrétaire générale de la présidence malienne, Kamissa Camara.

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