Le monde est secoué par la pandémie. Le nouveau coronavirus sévit partout et ses impacts socio-économiques et sanitaires pèsent lourdement sur l’équilibre international, et menacent, en Afrique, d’anéantir l’effort de développement d’un continent déjà confronté à une multitude de défis.

L’enjeu est énorme et la menace grave. L’Afrique a urgemment besoin d’actions solidaires et concertées pour relever le défi et faire face au Covid-19, et en leader africain soucieux du bien-être des Africains, SM le Roi Mohammed VI a pris le devant en lançant Son initiative visant à établir un cadre opérationnel à même d’accompagner les pays du continent en ces temps difficiles de pandémie.

Aux grands maux, les grands remèdes, et aux grands défis, les grandes initiatives. Celle proposée par le Souverain, en leader visionnaire, répond à une vision de solidarité afro-africaine prônée par le Royaume avec comme objectif l’épanouissement des Africains.

Pragmatique, orientée vers l’action et permettant un partage d’expériences et de bonnes pratiques, face à l’impact sanitaire, économique et social de la pandémie, l’initiative Royale vise à inciter les Chefs d’Etat africains à établir un cadre opérationnel afin d’accompagner les pays africains dans leurs différentes phases de gestion de la pandémie.

La proposition a été qualifiée de “réponse solidaire et concertée” contre le COVID-19 par le président sénégalais Macky Sall, qui a remercié le Souverain pour cette « heureuse initiative », et exprimé sa volonté d’œuvrer au succès de la démarche.

Une telle démarche est nécessaire, voire vitale, pour sauver les meubles face à un virus ravageur qui se propage à une vitesse vertigineuse et met à rude épreuve les secteurs de la santé, de l’économie et de la sécurité en Afrique.

 // Effets dévastateurs pour l’Afrique..

Face au COVID-19, la réponse doit être globale et concertée, car si la pandémie a mis à genoux les économies de tant de pays développés, ses effets pourraient être dévastateurs pour le continent.

L’Afrique est, certes, habituée à lutter contre les maladies infectieuses, notamment l’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest en 2014-2016, mais la plupart des pays la composant ne résisteront pas longtemps à l’énorme coût économique et social du nouveau coronavirus.

Avec des systèmes de santé faibles et fragiles et un personnel de santé surchargé, le continent est déjà confronté à de multiples problèmes de santé, notamment le VIH/sida, la tuberculose et le paludisme qui font de millions de ses habitants des cibles plus à risque et plus vulnérables face aux complications graves du COVID-19.

Sur le plan économique, les effets négatifs de la pandémie se sont mondialisés, et les multiples mesures et dispositions mises en place pour atténuer la propagation du virus pèsent lourdement sur les économies des pays africains et sur le quotidien de larges couches de populations vulnérables, qui vivent, faut-il le rappeler, au jour le jour, en marge du secteur formel de l’économie.

Il y a péril en la demeure. La pandémie peut être dévastatrice et aller jusqu’à menacer la sécurité alimentaire dans certaines régions du continent, en Afrique de l’Ouest en particulier, selon la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

“Les stocks alimentaires dans tous les pays membres ne tiendront pas plus d’une semaine en cas de crise sanitaire sévère. Ce qui a bel et bien l’air de se profiler”, avertit sans équivoque la CEDEAO dans une alerte émise par son département de l’Agriculture et du Développement rural, prévenant que “si les produits alimentaires venaient à manquer, les populations vont mourir massivement, non du coronavirus, mais de famine pendant et après la crise”.

// La voie du salut..

Devant de cette situation alarmante, l’Afrique, à l’instar du reste du monde, ne peut nullement éviter les conséquences socio-économiques de la pandémie, mais elle peut tenter de limiter les dégâts et d’amortir le choc des impacts, à travers des actions concertées et solidaires telles que proposées par l’initiative de SM le Roi Mohammed VI.

La solidarité et la concertation inter-Etats doivent porter sur l’aspect économique, mais, urgence épidémiologique exige, des actions ponctuelles doivent viser à ralentir la propagation du virus pour réduire la demande du système de santé et protéger les personnes les plus exposées.

L’isolement des cas positifs, la mise en quarantaine de cas suspects, les mesures de prévention et la mise en œuvre de dispositifs de télétravail et de scolarisation à distance, sont autant d’actions salvatrices en ces temps de pandémie et dont la mise en œuvre, dans certains pays africains, nécessite un accompagnement et une expertise avérée.

La voie du salut passe inévitablement par le renforcement de l’entraide inter-Etats, suivant une démarche solidaire et concertée, telle que prônée par SM le Roi Mohammed VI, le leader africain soucieux du bien-être des Africains.

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