Le Maroc s’est conformé à sa propre approche de lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus, qui lui garantira une reprise sereine dans les prochains mois, a indiqué le président de Chambre de commerce maroco-afro-brésilienne, Farid Mechqi.

Dans une interview accordée à la MAP, M. Mechqi a souligné que “le Maroc s’est tracé, sous la conduite éclairée de SM le Roi Mohammed VI, un modèle qui lui est propre et qui est à même de garantir une reprise sereine pour le Royaume, notamment au volet économique”.

Pour le président de la Chambre de commerce Maroc-Afrique-Brésil, “le Maroc a largement réussi à gérer la crise sanitaire mais aussi à juguler son impact économique, grâce à l’unité dont ont fait preuve les différentes composantes de la société et de la classe politique, une approche qui a été d’ailleurs saluée à l’international”.

“A présent, il s’agit de gagner le défi de la reprise en poursuivant la consolidation des relations économiques avec différents partenaires, notamment africains et sud-américains”, a-t-il estimé, notant dans ce sens que les relations commerciales entre le Maroc et le Brésil, à titre d’exemple, ont connu ces dernières années un nouvel élan et une véritable dynamique, depuis la visite de SM le Roi, en 2004 en Amérique latine.

Cette visite royale, a ajouté M. Mechqi, a permis, notamment, de traduire les liens historiques unissant le Maroc et le Brésil, en une coopération stable et prometteuse aux niveaux commercial, économique et culturel, renforcée à la faveur des liaisons aériennes assurées par Royal Air Maroc.

Autant de développements ayant permis de drainer davantage de touristes brésiliens, qui constituent un marché prometteur dont le Royaume est appelé à tirer le meilleur après la crise de Covid-19, a fait observer le président de Chambre de commerce Maroc-Afrique-Brésil.

Évoquant l’impact économique du nouveau coronavirus sur l’économie mondiale, M. Mechqi a relevé que les économies du Maroc et du Brésil, comme celles des pays africains ont naturellement été touchées, notant que la situation actuelle appelle à la réadaptation à la nouvelle donne et à des plans économiques alternatifs axés sur la promotion et la diversification des exportations.

“Ceci dit, les échanges commerciaux entre le Maroc et le Brésil sont restés relativement stables malgré la pandémie, mais le tourisme et le transport aérien ont néanmoins été profondément impactés, après une année 2019 où près de 50.000 touristes brésiliens se sont rendus dans le Royaume”, a-t-il expliqué.

Par ailleurs, les importations brésiliennes en phosphate et engrais marocains ne se sont pas interrompues et l’industrie agroalimentaire du géant sud-américain est parmi les rares secteurs de l’économie qui ont maintenu une croissance positive au premier trimestre 2020.

Dans l’autre sens, les exportations brésiliennes vers le Maroc, constituées notamment du sucre, du soja, du café, des protéines animales, sont également restés, plus ou moins, sur le même élan, a-t-il fait savoir.

Par ailleurs, M. Mechqi a affirmé que la gestion d’une crise de la taille du nouveau coronavirus nécessite le développement de stratégies ciblées dans tous les secteurs d’activités économiques, comme l’industrie, le commerce, les services, l’agriculture, le tourisme et d’autres secteurs vitaux pour l’économie marocaine, en tirant le meilleur de sa bonne relation avec les institutions financières et de sa position géostratégique, en l’occurrence au niveau de ses liens distingués avec les pays africains.

C’est dans le cadre de ces relations étroites et d’une vision post-crise commune pour le continent que SM le Roi a proposé le lancement d’une initiative des chefs d’État africains visant à établir un cadre opérationnel pour soutenir les dirigeants de la région dans la gestion de la pandémie, a poursuivi le président de la Chambre de commerce maroco-afro-brésilienne.

Créée début 2020, la Chambre de commerce maroco-afro-brésilienne vise notamment à offrir un cadre idoine de coopération et d’échanges entre les chambres de commerce et d’industrie et les bureaux d’investissement, de tourisme et de culture pour surmonter les obstacles au développement et à l’investissement dans entre le Maroc et le Brésil, qui est le premier partenaire économique du Royaume en Amérique latine et la troisième destination des exportations marocaines.

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