L’institution du Protecteur Public sud-africain (Ombudsman) a annoncé, lundi, l’ouverture de plusieurs enquêtes sur des allégations de corruption dans la gestion des fonds publics alloués à la lutte contre la pandémie du coronavirus.

Ces enquêtes portent sur d’éventuelles irrégularités ayant entaché les appels d’offres gouvernementaux liés à la crise sanitaire, a indiqué la médiatrice de la république, Busisiwe Mkhwebane.

Il s’agit notamment de cas d’exagération des prix des équipements de protection personnelle et de malversations dans des appels d’offres liés à des centres de mise en quarantaine, a précisé la responsable.

Elle a noté que l’institution est en train d’examiner des plaintes selon lesquelles des Sud-africains se sont vu refuser, sans raison valable, les subventions mises en place dans le cadre des efforts d’atténuation de l’impact social de la pandémie.

Par ailleurs, le président sud-africain, Cyril Ramaphosa, a condamné, lundi, dans sa newsletter hebdomadaire, ceux qui tentent de profiter de cette «catastrophe» au détriment des vies humaines perdues chaque jour à cause du Covid-19, promettant de déployer les efforts nécessaires pour remédier à cette situation.

Alors que le pays fait face à sa plus grande crise sanitaire depuis plus d’un siècle, certains individus et entreprises «sans conscience» profitent de la situation pour piller les fonds publics, a dit le président.

«La corruption durant une catastrophe nationale est un crime particulièrement odieux, et les personnes impliquées feront face à des sanctions sévères», a-t-il averti.

Plusieurs rapports publiés par les médias ont révélé que certaines entreprises appartenant à des proches du parti du Congrès national africain (ANC, au pouvoir) ont obtenu des contrats d’une valeur estimée à des millions de rands pour fournir des services au département de la Santé de la province Gauteng, qui abrite Johannesburg et la capitale Pretoria.

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