La Commission et le Parlement européens ont appelé, dimanche, les Etats membres de l’Union européenne (UE) à faire preuve d’unité et de solidarité pour faire face à la pandémie du coronavirus qui a déjà fait plusieurs centaines de morts en Europe, principalement en Italie.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a averti dans une vidéo postée sur Twitter sur le danger que représentaient les contrôles aux frontières, notamment en ce qui concerne le blocage des chaînes de distribution et les risques de pénurie.

Sa déclaration survient peu après l’annonce par les autorités allemandes de la fermeture à partir de lundi matin des frontières avec la France, la Suisse et l’Autriche.

Plusieurs pays ont fermé leurs frontières avec leurs voisins ou introduit de fortes restrictions: la Pologne, la République Tchèque, le Danemark, bientôt suivies par l’Estonie et la Lituanie.

«Des milliers de conducteurs de camions et de bus sont coincés aux frontières intérieures créant de nouveaux risques sanitaires et bloquant nos chaines de distribution», a mis en garde Ursula von der Leyen.

«Nous devons maintenir les flux de marchandises à travers l’Europe sans obstacle (…) Si nous n’agissons pas maintenant, les magasins auront des difficultés d’approvisionnement du reste du Marché unique».

Elle a également affirmé que l’UE va restreindre l’exportation de certains produits et équipements médicaux de protection.

«C’est nécessaire car nous avons besoin de ces équipements pour nos systèmes de santé», a-t-elle expliqué.

Pour sa part, le président du Parlement européen, David Sassoli a affirmé que les défis posés par la propagation rapide du coronavirus montrent que la coopération et la solidarité sont plus que jamais nécessaires.

Il a appelé à garantir une production et une fourniture adéquates de matériel médical, afin qu’il soit disponible partout où il est nécessaire dans l’UE, notant que le marché intérieur doit continuer de fonctionner et que ses règles doivent être respectées.

M. Sassoli a noté que “la réintroduction des contrôles aux frontières intérieures, lorsqu’elle n’est pas fondée sur les conseils ou les données des autorités sanitaires, cause plus de mal que de bien”.

« Elle impose des coûts économiques majeurs à l’UE dans son ensemble et empêche les marchandises d’arriver là où elles sont nécessaires. Nous devons garantir le bon fonctionnement de l’espace Schengen », a-t-il averti.

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