Le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a appelé à “un cessez-le-feu mondial” dans les zones de guerre et de conflit afin de concentrer les efforts sur la pandémie de COVID-19, l’”ennemi commun” qu’affronte actuellement l’ensemble des pays de la planète.

“Le monde entier affronte aujourd’hui un ennemi commun : le COVID-19. Le virus n’épargne aucune nationalité, communauté ou religion. Il attaque tout le monde sur son passage, implacablement”, a averti M. Guterres lors d’une téléconférence avec les journalistes accrédités auprès des Nations-Unies à New York.

La pandémie de coronavirus, qui fait rage partout dans le monde, a infecté jusqu’ici, plus de 355.000 personnes et causé la mort d’au moins 15.374 autres.

“Pendant ce temps, les conflits armés continuent de faire rage dans le monde. Ce sont les personnes les plus vulnérables – les femmes et les enfants, les personnes en situation de handicap, les personnes marginalisées et déplacées – qui paient le tribut le plus lourd”, a déploré le chef de l’ONU.

Ces mêmes personnes courent également le plus grand risque de subir des pertes dévastatrices à cause du COVID-19, a noté le Secrétaire général, rappelant que dans les pays ravagés par la guerre, les systèmes de santé se sont effondrés.

“La furie avec laquelle s’abat le virus montre bien que se faire la guerre est une folie”, a lancé M. Guterres, soulignant que c’est la raison pour laquelle il appelle aujourd’hui à “un cessez-le-feu immédiat, partout dans le monde”.

“L’heure est venue de laisser les conflits armés derrière nous pour concentrer nos efforts sur le véritable combat de nos vies”, a-t-il assuré.

“A vous qui êtes en guerre, je dis : Renoncez aux hostilités. Laissez de côté la méfiance et l’animosité. Posez les armes, faites taire les canons, mettez fin aux frappes aériennes. C’est essentiel”, a plaidé le Secrétaire général de l’ONU.

“Mettons un terme au fléau de la guerre et luttons contre la maladie qui ravage notre monde. Cela commence par l’arrêt des combats. Partout. Tout de suite”, a-t-il dit.

“C’est ce dont nous tous, membres de la famille humaine, avons besoin. Aujourd’hui plus que jamais”, a conclu M. Guterres.

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