Le Recensement général de la population et de l’habitation (Rgph-5) se poursuit pour la bonne maîtrise de l’effectif de la population en vue d’avoir une meilleure planification du développement dans le pays, a annoncé, le 14 avril à Brazzaville, la ministre en charge du Plan, de la statistique et de l’intégration régionale, Mme Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas.

Au cours d’un entretien, elle a expliqué l’importance de poursuivre l’opération du recensement pour trois raisons, à savoir le cadre réglementaire, le confinement, qui constitue un moyen d’atteindre toute la population pour recueillir les informations nécessaires, et le calendrier imposé sur le plan international.

Mme Ebouka-Babackas a signifié que les résultats du recensement sont utiles aussi bien pour le gouvernement que pour tous les acteurs de la société. Selon elle, cette opération va permettre au gouvernement de planifier où d’implanter les infrastructures sociaux sanitaires.

Ce recensement, a-t-elle poursuivi, va aussi permettre aux opérateurs économiques, qui voudraient développer une activité dans une zone, d’avoir des données fiables, de connaître la composition de la population et le taux de chômage qui peut les inciter à implanter des usines pour offrir des emplois.

Les données chiffrées de la population permettront également aux partenaires au développement d’être capables de mieux accompagner le gouvernement, de mieux comprendre les priorités et de mesurer l’impact de l’appui qu’ils apporteront, a ajouté Mme Ebouka-Babackas.

«Aujourd’hui, nous luttons contre la pandémie du Covid-19. Il est nécessaire que les chercheurs et les professeurs de médecine soient capables d’identifier les zones très peuplées, moins peuplées et les catégories de la population dans le pays», a dit la ministre en charge du plan et des statistiques.

Au regard des échos de réticences vis à vis de cette opération, Mme Ebouka-Babackas a rassuré la population que toutes les dispositions ont été prises pour le bon fonctionnement du recensement, dans le cadre même de la lutte contre la pandémie du Covid-19. Ainsi, elle a invité la population à recevoir sans crainte les agents cartographes.

Les agents sont protégés, conformément aux normes prises avec le ministère en charge de la santé, pour protéger la population afin que ce moment de recensement soit celui de vulgariser et de collecter les informations indispensables, a-t-elle fait savoir.

Cette opération se fera en plusieurs étapes. La première est essentielle pour avoir une cartographie du territoire national pour déterminer le nombre d’agents recenseurs qui devraient se déployer sur toute l’étendue.

En outre, Mme Ebouka-Babackas a signifié qu’après cette étape, une opération de dénombrement physique va commencer avant la fin de cette année.

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