Les pays du G20 ont décidé, mercredi, de suspendre pendant quelques mois le paiement des intérêts de la dette des pays les plus pauvres en s’accordant sur un moratoire sur le service de la dette des pays les plus pauvres, du fait du COVID-19, selon un communiqué publié à l’issue d’une visioconférence.

Pour les ministres des Finances des pays du G20, cette mesure s’appliquera à compter du 1er mai jusqu’à la fin de l’année. “Tous les créanciers officiels bilatéraux participeront à cette initiative”, précise le G20, en appelant les créanciers privés à participer à cet effort. Cette décision concerne 76 pays et 20 milliards de dollars de remboursements, soit 10 000 milliards FCFA.

La suspension provisoire du service de la dette des pays les plus pauvres par le G20 constitue un « acte de solidarité internationale de portée historique », a jugé le ministre allemand des Finances, Olaf Scholz.

« Nous laissons ainsi aux pays concernés de grandes marges de manœuvres financières pour investir dans la protection sanitaire de leurs populations, immédiatement et sans examen chronophage au cas par cas », a affirmé le ministre allemand dans un communiqué.

Le FMI a annoncé, le 13 avril, le versement d’une aide d’urgence à 25 pays parmi les plus pauvres du monde pour leur permettre de “consacrer une plus grande partie de leurs faibles ressources financières aux soins médicaux et autres efforts de secours d’urgence vitale”.

Cette aide provient du fonds fiduciaire d’assistance et de riposte aux catastrophes, actuellement doté de 500 millions de dollars soit 250 milliards FCFA. La Côte d’Ivoire , le Sénégal et le Nigeria, entres autres, ne figurent pas sur cette liste de 25 pays.

Depuis le déclenchement de la crise du coronavirus, “plus de 90 pays ont sollicité l’aide du FMI. Les pays émergents et en développement auront besoin d’au moins 2 500 milliards de dollars soit 1, 250 million de milliards FCFA pour payer leurs factures”.

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