Considéré parmi les secteurs nettement moins touchés par les répercussions de la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19), le “freelance” (travail indépendant) a fait preuve d’une forte résilience, laquelle lui a même permis de tirer profit de d’une crise inédite.

Bien qu’elle a souffert au début du confinement général, cette activité n’a pas tardé à se ressaisir à la faveur notamment de la promotion du télétravail et de la montée en puissance de la digitalisation qui est considérée aujourd’hui comme un élément fondamental à tous les niveaux.

D’après les experts de ce domaine, la vie de travailleurs indépendants ne cesse de séduire davantage de jeunes actifs en quête d’un maximum d’autonomie, de flexibilité et de liberté dans leur vie professionnelle. Ces aspects sont d’ailleurs l’essence même du “freelance”.

En d’autres termes, exercer à son compte une activité économique est synonyme d’être autonome dans l’organisation de son travail et d’éviter toute situation de “subordination” à l’égard de son employeur.

Au Maroc, le marché du freelancing est en pleine expansion depuis plus de trois ans. Il s’agit d’une voie d’accès à l’emploi pour les jeunes diplômés qui osent penser différemment et se projettent dans de nouvelles perspectives.

Ce mode autonome permet d’organiser librement le temps de travail, tout en garantissant une source de revenu stable, a indiqué, dans une déclaration à la MAP, Reda Bahoum, Développeur et administrateur de solutions web à université Al Akhawayn.

Fondateur d’une plateforme qui regroupe plus de 20.000 freelancers et quelque 5.000 recruteurs marocains et étrangers, M. Bahoum a relevé que cet espace de mise en relation entre freelancers, particuliers et entreprises, dont l’accès est simple et ouvert à tout le monde, est une carte à jouer pour ces juniors durant cette période de difficulté d’accès au marché de l’emploi face à la crise sanitaire.

Citant l’exemple du domaine du conferencing, fortement démarqué suite à la prise de conscience de l’importance de la digitalisation, ce développeur a fait observer que le “freelance” a joué un rôle majeur dans ce mouvement.

Même son de cloche pour Imad. A, un opérateur ayant exercé durant plusieurs années sur différentes plateformes, qui a attesté que l’activité a démontré sa résilience durant cette période.

“Seule une minorité a vu ses missions suspendues ou arrêtées. Certes c’est une étape pas évidente à franchir surtout avec l’arrêt quasi-total, pendant une bonne période, de presque toute activité, mais il suffit d’avoir une vraie volonté de se lancer à travers la prospection de nouveaux clients”, a-t-il fait valoir.

Pour ce qui est de ses motivations pour ce mode de travail, l’opérateur a évoqué la flexibilité et la diversité. “Être travailleur indépendant est un véritable choix de vie qui implique d’être organisé et qui oblige la personne à se fixer elle-même des objectifs de réussite”, a-t-il dit.

Force est de constater qu’actuellement, le “freelance” couvre plusieurs métiers et compétences humaines, dont les analystes financiers, les consultants, les journalistes, les traducteurs, les développeurs informatiques, les ingénieurs et les infographistes.

Le développement exponentiel de ce mode a tout logiquement engendré l’émergence de plaformes spécialisées dans la mise en relation entre les entreprises et les freelancers et ce, dans l’objectif de faciliter l’échange entre les deux parties.

Toutefois, l’activité du freelancer, bien qu’elle se caractérise par la flexibilité et la liberté, son succès reste tributaire d’une gestion optimale, d’une organisation stratégique bien définie et préétablie, d’un engagement infaillible afin de développer une image de marque, ainsi que d’une agilité accrue.

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