Le Brésil, l’Australie et des membres de l’Union européenne, proposeront une étude sur la réforme de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a indiqué le ministre brésilien des Affaires étrangères, Ernesto Araújo.

Selon l’agence officielle Agencia Brasil, Araújo a affirmé notamment que l’OMS a présenté “un manque d’indépendance, de transparence et de cohérence dans les positions et les orientations” relatives à la lutte contre la pandémie de covid-19.

Il a critiqué, entre autres, les informations sur l’origine du nouveau coronavirus, le partage d’échantillons, les moyens de prévention, la quarantaine, l’utilisation de l’hydroxychloroquine, les dispositifs de protection et la transmissibilité par les patients asymptomatiques, ajoute la même source.

“Au niveau de tous ces aspects, l’OMS a fait des allers-retours (en termes de recommandations), parfois plus d’une fois, et cela nous inquiète”, a déclaré Araújo, lors d’une réunion ministérielle présidée par le président Jair Bolsonaro.

Pour le ministre, “le problème est systémique et non occasionnel et doit être étudié même pendant la pandémie. Chaque jour, ces décisions et ces paniques entravent les efforts de tous les pays”, a-t-il martelé.

La semaine dernière, le président Bolsonaro a lui-même critiqué l’OMS et fait savoir que le gouvernement brésilien pourrait même quitter l’entité qui, selon lui, agit “avec un parti pris idéologique”.

Fin mai, le président des États-Unis, Donald Trump, avait annoncé son départ du pays de l’OMS, gelant les aides financières que le gouvernement américain versait à l’organisme onusien.

Bolsonaro a évoqué la controverse suscitée par les recherches menées par l’OMS sur l’hydroxychloroquine dans le traitement du nouveau coronavirus. L’organisation a fini par reprendre l’étude sur ce médicament, après une suspension des tests pendant 10 jours.

Lundi, l’OMS a également déclaré que la transmission de covid-19 par des personnes sans symptômes de la maladie, comme de la fièvre ou de la toux, semble être “rare”.

L’annonce a été soulignée par Bolsonaro pour défendre la fin de l’isolement social et la reprise des activités. “Ce n’est pas un fait avéré, mais c’est un fait important”, a déclaré le président lors d’un Conseil de gouvernement, tenu mardi à Brasília.

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