La Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) affecteront 300 millions d’euros de financements pour favoriser la résilience et le redressement des pays africains face à la pandémie de Covid-19, indique un communiqué de la BEI.

“Grâce à ces ressources, les entreprises de tout le continent disposeront des fonds de roulement nécessaires pour préserver l’emploi et maintenir les importations vitales”, précise la Banque de l’UE.

Au moins un quart des fonds sera également réservé à l’atténuation des changements climatiques et à l’adaptation à leurs effets, contribuant ainsi à ce que l’Afrique tire le meilleur parti des possibilités d’une reprise verte, selon la BEI.

Par ailleurs, une partie des fonds servira à financer l’adaptation d’usines de sorte qu’elles puissent fabriquer des équipements de protection individuelle et d’autres types de matériel utile dans la lutte contre le Covid-19, par l’intermédiaire de la Plateforme africaine de fournitures médicales.

“Compte tenu de l’ampleur de l’impact mondial du Covid-19, le Conseil d’administration de la BEI a décidé de revoir à la hausse le montant des financements octroyés à des partenaires existants afin d’apporter une réponse immédiate. Ce nouveau financement, mis en œuvre avec Afreximbank, permettra à la fois de débloquer des investissements dans le secteur médical et de veiller à ce que les investissements dans l’action en faveur du climat visant à réduire la consommation d’énergie et les émissions ne soient pas retardés”, a souligné Ambroise Fayolle, vice-président de la BEI, cité dans le communiqué.

De son côté, Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export, a relevé que “grâce à l’expérience commune d’Afreximbank et de la BEI, l’aide atteindra rapidement les plus touchés et sera conçue avec soin de manière à avoir le plus d’effet possible sur la reprise post-pandémie”.

Créée en 1993, Afreximbank est une institution financière multilatérale panafricaine qui a pour mission de financer et de promouvoir les échanges commerciaux à l’intérieur et à l’extérieur de l’Afrique. Elle est détenue par des États africains, la Banque africaine de développement et d’autres institutions financières multilatérales africaines ainsi que par des investisseurs publics et privés.

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