La Banque mondiale a annoncé mardi que ses aides d’urgence pour lutter contre l’impact sanitaire et économique du coronavirus ont déjà bénéficié à 100 pays en voie de développement qui abritent 70% de la population mondiale.

“Il s’agit d’une étape importante dans les efforts du groupe (…) pour déployer 160 milliards de dollars sur une période de 15 mois”, qui court jusqu’en juillet 2021, a estimé son président David Malpass au cours d’une conférence téléphonique.

Les programmes financés dans le cadre de cette enveloppe doivent répondre “efficacement aux chocs sanitaires, économiques et sociaux” auxquels ces pays sont confrontés, a-t-il rappelé.

Ils doivent en outre renforcer les systèmes de soins de santé et apporter du matériel et des équipements médicaux “vitaux”.

David Malpass a également invité d’autres donateurs à se manifester pour venir en aide aux plus pauvres.

Car “la pandémie et la fermeture des économies avancées pourraient précipiter jusqu’à 60 millions de personnes dans l’extrême pauvreté, effaçant une grande partie des récents progrès réalisés dans la lutte contre la pauvreté”.

Ces aides doivent en outre préparer une reprise économique durable.

Sur les 100 pays ayant reçu un soutien financier, 39 se trouvent en Afrique subsaharienne. Près d’un tiers du total des projets sont dans des situations fragiles et touchées par des conflits, comme l’Afghanistan, le Tchad, Haïti et le Niger.

“La Banque mondiale fournit des ressources importantes mais cela ne sera pas suffisant”, a prévenu David Malpass, soulignant la nécessité de permettre aux pays développés de renouer avec une croissance forte pour permettre une reprise dans les pays en voie de développement.

C’est d’autant plus crucial que les transferts de fonds vers les pays pauvres et le tourisme se sont effondrés. Les pertes sont “critiques” pour les pays concernés, a relevé M. Malpass. La reprise des transferts d’argent et du tourisme “constitueront des étapes cruciales de la réouverture” des économies.

La Banque mondiale table sur une récession mondiale de 5% cette année.

De son côté, le Fonds monétaire international avait estimé en avril la récession à 3% mais il doit publier de nouvelles prévisions en juin.

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