Le Haut-Commissariat au Plan (HCP) a établi, dans une note publiée lundi, quelques scenarios permettant d’estimer l’impact de certaines hypothèses d’évolution de la pandémie du nouveau coronavirus (covid-19) sur la prévision de croissance en 2021 pour le Maroc.

Dans le cas d’un scénario optimiste (hypothèse 1) où grâce à l’impact de la vaccination notamment, le nombre de contaminations additionnelles pour 2021 serait contenu à 20% de ce qui a été constaté en 2020, soit environ 80.000 et ou aucun jour de confinement généralisé n’est prévu, l’impact sur la croissance serait relativement faible (-0,4 point), ce qui maintiendrait la croissance pour 2021 aux alentours de 4,2%, estime le HCP dans cette note sur l’approche de l’impact du Covid-19 et des effets de son mode de gestion sur la croissance.

Si par contre, une situation similaire à 2020 se reproduisait (supposant ici une durée de 1 mois et demi de confinement sur l’année), l’impact serait de -5,1% sur la croissance et aboutirait à une croissance négative estimée à -0,5%, relève la même source, ajoutant que des scénarios intermédiaires aboutiraient à des taux de croissance entre 0% et 4%.

Cette note s’inspire d’un dispositif mis en place par l’école des politiques publiques de l’Université d’Oxford destiné à évaluer les efforts entrepris par les Etats pour lutter contre la propagation de la pandémie.

L’approche adoptée est d’utiliser l’indice dit “Oxford” produit dans cette perspective par cette institution et de le combiner avec d’autres indicateurs reflétant l’ampleur de la pandémie sur un benchmark d’une quinzaine de pays.

Le rapprochement de la résultante de ces deux indicateurs et de la variation de croissance économique sur ce benchmark permet de l’appliquer à des estimations de croissance sous certaines hypothèses d’évolution de la pandémie.

Le nombre de contaminations par million d’habitant est un des indicateurs utilisés pour évaluer l’ampleur de la propagation de la pandémie chez chacun des pays relativement à sa population et qui pourrait expliquer en partie les effets de la pandémie sur le comportement économique des opérateurs et, en conséquence, les variations de croissance.

Selon ce critère, le Maroc fait partie des pays où l’impact sur la croissance est assez important. Cette analyse a ainsi permis d’établir pour le groupe de pays considéré un lien entre ces deux grands facteurs combinés (indice représentatif des mesures contre la crise et ampleur de la pandémie) et la variation de croissance.

L’indice résultant de ces deux grands facteurs mesure d’une certaine manière l’intensité relative de la pandémie pour chaque pays considéré. Le rapprochement entre cet indice pandémique et la variation de croissance via ce benchmark permettrait d’estimer un niveau de variation de croissance, tenant compte de l’intensité de la situation pandémique.

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