L’expérience marocaine en matière de prévention et de lutte contre la corruption a été mise en avant lors de la 3è édition du Dialogue africain sur la lutte contre la corruption qui s’est ouverte mercredi dans la capitale rwandaise.

A cette occasion, le chef de l’unité juridique à l’Instance nationale de la probité, de la prévention et de la lutte contre la corruption, M. Abdelaziz El Houari, qui représente le Maroc aux différents panels et ateliers thématiques de ce conclave, a mis l’accent sur les efforts du Royaume dans les domaines de promotion de l’intégrité et de lutte contre la corruption.

Conscient des conséquences néfastes de la corruption sur le développement économique et social, le Maroc s’est résolument engagé à renforcer son arsenal juridique et institutionnel anti-corruption après avoir ratifié la Convention des Nations unies contre la corruption, a souligné M. El Houari dans une intervention.

“La corruption représente un obstacle majeur au développement durable. C’est la raison pour laquelle le Royaume s’est doté en 2015 d’une stratégie nationale globale et intégrée en matière de prévention et de lutte contre la corruption afin de réduire de manière effective et significative ce phénomène”, a-t-il noté.

Cette stratégie multidimensionnelle, a-t-il poursuivi, vise principalement à “améliorer les services destinés aux citoyens, à promouvoir la culture de la transparence dans le monde des affaires et à consolider la place du Royaume sur la scène internationale”.

Le responsable a fait remarquer ensuite que l’Instance nationale de probité, de prévention et de lutte contre la corruption bénéficie aujourd’hui de prérogatives plus élargies et de moyens nécessaires pour promouvoir la culture de l’intégrité et faire avancer le chantier de la lutte contre la corruption.

D’autre part, M. El Houari a fait valoir que la corruption est perçue comme étant un frein majeur au développement socio-économique à l’échelle du continent, relevant que la lutte contre ce phénomène exige une action commune et un engagement politique.

Et d’ajouter que le dialogue africain sur la lutte contre la corruption permettra d’échanger les expériences et de renforcer la coopération entre les pays africains et les instances du continent en vue de parvenir à une position commune pour contrer ce fléau.

La 3è édition du Dialogue africain sur la lutte contre la corruption, organisée par le Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, est marquée par la participation des agences anti-corruption africaines, des membres du Conseil consultatif de l’Union africaine sur la corruption, des acteurs de la société civile et un parterre d’universitaires et spécialistes de la prévention de la corruption

Pendant quatre jours, les participants débattront du thème central de cette édition, en l’occurrence “Vers une position commune africaine sur le recouvrement des avoirs” qui sera décliné en une série de panels et de conférences-débats autour des “défis et obstacles au recouvrement de avoirs”, “l’état de la corruption en Afrique”, “la gouvernance en Afrique” et “les stratégies pour une position commune africaine sur le recouvrement des avoirs”, entre autres.

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