La Commission d’éthique et de lutte contre la corruption (EACC) du Kenya a salué l’engagement pris par les évêques catholiques en matière de lutte contre “l’argent sale” et la corruption menée dans ce pays.

La Conférence des évêques catholiques du Kenya (KCCB) s’est engagée dimanche à prendre des mesures urgentes en matière de lutte contre l’argent sale et la corruption, dans le cadre d’une campagne nationale, une initiative qualifiée de “pas dans la bonne direction” par le Directeur général de l’EACC, Tawlib Mbarak. “La commission se félicite de la décision des évêques catholiques de réclamer une responsabilité et une transparence appropriées dans le traitement de tous les dons en espèces à l’église”, a déclaré M. Mbarak dans un communiqué relayé lundi par les médias kényans.

«La décision de l’Église catholique de rassembler ses fidèles pour soutenir fermement la lutte contre la corruption et interdire tous les dons sans source appropriée est la bienvenue. Il est de notoriété publique que la corruption a atteint des niveaux inquiétants dans le pays et que des individus coupables sont réputés pour avoir canalisé leurs richesses mal acquises vers des organisations religieuses, principalement des églises», a-t-il ajouté.

Il a assuré que l’EACC continuerait à s’associer à des parties prenantes et à tous les Kényans partageant les mêmes idées dans la lutte contre le pillage des ressources publiques.

«Nous appelons toutes les autres organisations religieuses à suivre l’exemple de l’Église catholique au Kenya et à se joindre à la lutte contre la corruption pour le bien de notre pays», a déclaré le chef de l’EACC.

«L’église a cessé d’accepter les dons directs des politiciens. Les contributions pour collecter des fonds pour des projets de l’Église catholique se feront par virement d’argent sur mobile ou par chèques», indique un communiqué des évêques catholiques du Kenya.

Malgré son économie dynamique, le Kenya est classé par Transparency International au 143e rang sur 180 dans son classement anti-corruption, loin derrière de bons élèves comme le Rwanda, 48e.

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