Le secteur aérien est en plein crash dans le monde et en particulier en Afrique à cause des conséquences socio-économiques de la pandémie de Covid-19. Certains pays ont déjà pris des mesures de soutien pour leurs compagnies et le Ghana appelle à un « plan Marshall » pour le secteur aérien africain.

Il faut une politique concertée de soutien et de relance, à l’échelle du continent, estime le ministre ghanéen de l’Aviation. Une philosophie de l’urgence que partagent nombre de gouvernants qui ont déjà pris les devants.

Ainsi, le président rwandais, Paul Kagame, a proposé une « injection de capitaux » pour RwandAir, le pavillon national, qui de son côté a réduit les salaires de ses personnels.

Air Algérie est engagée dans des discussions avec le gouvernement pour obtenir des fonds, et propose en échange un plan de restructuration. Au Cameroun, Camair-Co, compagnie privée, a déjà mis les deux tiers de son personnel au chômage technique espérant aussi un soutien des pouvoirs publics.

Zambia Airways morte-née

La crise a déjà fait une victime, la compagnie sud-africaine SA Express, filiale régionale de South Africain Airways, qui a mis la clé sous la porte et licencié 700 personnes. Au passage, une compagnie est morte-née : Zambia Airways qui devait voir le jour cette année, a repoussé son lancement. Quant à Air Mauritius, elle est désormais sous administration provisoire.

Enfin, Ethiopian Airways, la plus grande compagnie africaine, a déjà perdu 500 millions de dollars et mise sur le fret et les cargos pour tenter de s’en sortir. Car la demande d’avions-cargos en partance de Chine explose actuellement.

Les pertes des compagnies africaines pourraient s’élever à plus de six milliards de dollars et trois millions d’emplois sont menacés dans le secteur, selon les transporteurs aériens.

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