Les ministres des Affaires étrangères du Groupe des pays les plus industrialisés (G7) ont examiné, lors d’une réunion virtuelle les moyens d’intensifier la coopération et la coordination pour faire face à la pandémie du coronavirus bien que Washington continue d’insister sur l’origine “chinoise” de la pandémie.

“L’heure est à la résolution de ce problème mondial, nous sommes concentrés là-dessus aujourd’hui, c’est ce sur quoi les membres du G7 ont passé tout leur temps”, a déclaré le Secrétaire d’Etat américain, Michael Pompeo, lors d’une conférence de presse à l’issue de cette réunion.

“Nous voulons désespérément travailler avec tous les pays du monde”, “y compris la Chine, pour trouver des solutions pour maintenir en vie un maximum de gens” et “ensuite redresser nos économies qui ont été décimées par le virus de Wuhan”, a-t-il ajouté en référence à la ville d’où la maladie a démarré.

M.Pompeo a ainsi insisté à blâmer la Chine, l’accusant de mener une “campagne intentionnelle de désinformation” sur la pandémie du coronavirus.

“Chacune des nations qui étaient à cette réunion ce matin sont profondément conscientes de la campagne de désinformation dans laquelle est engagé le Parti communiste chinois pour tenter de se dédouaner”, a-t-il indiqué soulignant qu’une “transparence totale” était nécessaire pour lutter contre le nouveau coronavirus.

“Cela signifie une transparence totale pour tout le monde, y compris pour le Parti communiste chinois. C’est un défi permanent, nous avons encore besoin de bonnes informations du Parti communiste chinois sur ce qui se passe là-bas”, a-t-il encore dit.

La pandémie de coronavirus est apparue pour la première fois à Wuhan, dans la province du Hubei à la fin de 2019. L’administration Trump accuse les autorités chinoises d’avoir retardé le partage des informations sur la maladie.

“Nous avons essayé dès les premiers jours d’envoyer nos scientifiques, nos experts sur le terrain afin que nous puissions commencer à aider à une réponse mondiale à ce qui a commencé là-bas en Chine, mais nous n’avons pas pu le faire”, a affirmé le Secrétaire d’Etat américain devant la presse.

A l’instar du président Donald Trump, M. Pompeo a répété, à plusieurs reprises, le mot “virus de Wuhan”, en référence au coronavirus, une formule qui a ravivé la tension diplomatique avec Pékin.

Les autorités de la santé publique aux Etats-Unis, tels que les Centres pour le contrôle et la prévention des maladies (CDC) et l’Organisation mondiale de la santé ont déconseillé de faire référence au coronavirus par sa ville ou son pays d’origine.

De son côté, le chef de la diplomatie française Jean-Yves Le Drian a souligné, dans un communiqué à l’issue de la réunion du G7, “la nécessité de combattre toute instrumentalisation de la crise à des fins politiques et estimé que l’unité de tous dans la lutte effective contre la pandémie devait aujourd’hui primer sur toute autre considération”.

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