Devant le Conseil de sécurité, le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, a souligné que la protection des civils dans les conflits armés est une “responsabilité collective”, en particulier en cette période de pandémie.

En zones de conflits, les populations civiles, déjà affaiblies par des années de violence, restent particulièrement vulnérables au Covid-19, a alerté M. Guterres, lors d’un débat public virtuel du Conseil de sécurité consacré à cette question.

La protection des civils “doit être le fruit d’un effort conjoint des gouvernements, de la société civile, des organisations internationales et des autres parties concernées”, a estimé le chef de l’ONU.

Un tel effort conjoint est d’autant plus nécessaire à l’heure de la pandémie de Covid-19, a rappelé le Secrétaire général. “Alors que l’accès aux services et à la sécurité est réduit, et que certains dirigeants profitent de la pandémie pour adopter des mesures répressives, il est encore plus difficile d’assurer la protection des personnes les plus vulnérables, a fortiori dans les zones de conflit, où les civils étaient déjà très exposés”, a-t-il déploré.

M.Guterres a notamment souligné la vulnérabilité des réfugiés et des personnes déplacées, chez qui des cas de Covid-19 ont été recensés au Bangladesh et au Soudan du Sud.

En mars, le chef de l’ONU avait lancé un appel à un cessez-le-feu mondial afin de lutter efficacement contre un coronavirus qui ne connaît aucune frontière. Deux mois après son appel, il n’a pu que constater que les témoignages de soutien au cessez-le-feu “n’ont pas été suivis d’effets”.

Dans certains cas, la pandémie peut même inciter les parties belligérantes à consolider leur avantage ou à frapper fort alors que l’attention de la communauté internationale est tournée ailleurs, a déploré le Secrétaire général, avertissant que “ces deux scénarios pourraient entraîner un regain de violence, et ce sont toujours les civils qui en paient le prix”.

M.Guterres a cité, à cet égard, l’exemple des 58 civils morts et 190 autres blessés en Libye entre le 1er avril et le 18 mai.

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