Le Parlement britannique a adopté, lundi, une loi mettant fin à la libre circulation des travailleurs provenant de l’Union européenne, par un vote qui a mis en lumière la question des soignants étrangers en pleine pandémie de coronavirus.

Le texte de loi met fin, à partir de 2021, aux droits spécifiques d’immigration des citoyens de l’Espace économique européen (Union européenne plus Islande, Norvège et Liechtenstein) et de la Suisse.

Il ne détaille pas les nouveaux critères pour autoriser ou non la migration. Mais le Premier ministre Boris Johnson a déjà présenté un projet de système par points, qui doit favoriser les candidats exerçant une profession hautement qualifiée.

S’exprimant à la Chambre des communes, la ministre britannique de l’Intérieur, Priti Patel, a promis un système “plus ferme, plus juste et plus simple”, qui allait “jouer un rôle vital” contre la pandémie.

Mais son homologue dans le gouvernement “fantôme” de l’opposition, Nick Thomas-Symonds a estimé que la loi était “une menace” pour le système national de santé (NHS), en pleine crise sanitaire.

L’immigration de citoyens des pays les plus pauvres de l’UE avait été l’un des grands thèmes de la campagne du référendum de 2016 sur le Brexit, qui s’était soldé par la victoire des Brexiters souhaitant reprendre le contrôle des frontières britanniques.

En vertu du nouveau système d’immigration britannique post-Brexit, il faudra gagner au moins 25.600 livres sterling par an, soit 28.600 euros, pour pouvoir obtenir un “Work permit” au Royaume Uni, qui est l’équivalent d’un visa de travail.

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