L’étape de l’allègement du confinement sanitaire amorcée jeudi, avec notamment la reprise des activités économiques et des commerces de proximité, a marqué un véritable retour à la vie normale après plus de deux mois d’isolement sanitaire.

Ainsi, Rabat, située dans la zone 2 de l’allègement des restrictions, sort progressivement de la torpeur imposée par le confinement: les klaxons résonnent à nouveau au niveau des grandes artères de la capitale, bien que les autorisations de circulation trônent toujours à l’avant des véhicules.

Les trottoirs ne désemplissent pas non plus, surtout avec l’ouverture de quelque commerces qui retrouvent une activité quasi-normale après une “hibernation” de 70 jours, dans le respect des règles de distanciation sociale et avec des gels hydroalcooliques qui viennent se glisser entre la marchandise habituelle de chaque commerçant pour permettre à sa clientèle, désormais masquée, de se désinfecter les mains à l’entrée et à la sortie du magasin.

Le retour de l’achalandage est accueilli à bras ouverts par les commerçants, lesquels ont été forcés à tourner au ralenti voire à fermer boutique pendant toute la période du confinement, qui a contraint une grande partie des Marocains à se claquemurer chez eux depuis le 20 mars dernier.

Même son de cloche au niveau des transports en commun puisque l’amplitude de service des rames du tramway a été revue à la hausse avec des horaires étendus de 7H à 20H du lundi au dimanche, conformément aux directives des autorités locales.

Na cachant pas leur amertume de ne pas être dans zone 1 de l’allègement des restrictions, de nombreux R’batis ont partagé avec l’agence marocaine de presse (MAP) leur espoir et leur soulagement de l’allègement du confinement sanitaire.

La journée a été marquée par un retour progressif à la normale avec l’ouverture de quelques cafés et restaurants avec un service “à emporter”, ainsi que des commerces de proximité qui reprennent leur activité, a indiqué un cadre bancaire, notant que ces faits en apparence anodins offrent une lueur d’espoir et laissent entrevoir le bout du tunnel.

“J’espère qu’on viendra très rapidement à bout de cette pandémie”, a-t-il ajouté.

“Pour ma part, je suis avec le respect strict des consignes données par les autorités compétentes, car elles ont pour objectif de préserver la santé des citoyens”, a souligné, pour sa part, un retraité, estimant que “nous sommes en guerre face à un ennemi invisible”.

“Après trois mois de confinement, nous avons réussi à surmonter les contraintes imposées par la propagation de cette maladie, grâce notamment aux mesures prises par le gouvernement marocain, conformément à la vision de Sa Majesté le Roi Mohammed VI”, a-t-il assuré.

La levée progressive du confinement a commencé, les taxis sont disponibles et le tramway a amplifié ses services, a fait observer une dame qui se dirigeait vers le cabinet de son médecin.

L’accroissement des transports en commun a également été salué par un autre passant, qui a estimé que la présence en abondance des moyens de locomotion permettra de respecter plus aisément les règles de distanciation. Il a en outre appelé à garder un niveau de vigilance élevé tout en veillant à mettre des désinfectants à la disposition des usagers.

Une autre citoyenne s’est dite fière de ce que a été réalisé par le Maroc en matière de lutte contre le nouveau coronavirus jusqu’à présent, ajoutant que la levée progressive du confinement permet à la fois de reprendre un mode de vie proche de la normale tout en poursuivant le combat face au virus.

Enfin, un parent a déploré le prolongement du confinement pendant une longue durée, arguant que selon de nombreuses études. “Cela a un effet dévastateur sur les enfants (…) Cette situation entraîne un impact psychologique important chez nos enfants qui sont privés de nombreuses activités qui leur permettent en temps normal de se défouler et de s’épanouir, a-t-il regretté”.

La mise en œuvre progressive du plan d’assouplissement du confinement a permis, au niveau national, la réouverture des souks hebdomadaires, la reprise des activités industrielles, commerciales et d’artisanat, ainsi que des activités de proximité, de petits métiers de proximité, des commerces de proximité et des professions libérales et professions similaires.

Les préfectures et provinces font désormais l’objet d’un classement hebdomadaire, selon les deux zones d’assouplissement, sur la base des critères fixés par les autorités sanitaires, avec des mesures plus restreintes au niveau de la zone 2.


Après l’allègement du confinement au niveau d’Agadir, la vie commence à reprendre ses droits et les rues de la capitale du Souss, sa corniche, ainsi que ses espaces verts se repeuplent à nouveau.

La ville connaît un considérable retour à la normale, les voitures circulent, les vélos arpentent la piste cyclable, tandis que d’autres citoyens ont repris leur marche quotidienne près de la corniche, après plusieurs mois de suspension.

Les enfants, accompagnés de leurs familles, étaient aux anges puisqu’ils ont retrouvé “leur liberté” après plusieurs mois de confinement. Le sourire à pleines dents et avec une excitation sans pareil, certains courent dans tous les sens, tandis que d’autres sont juchés sur leurs vélos à trois roues ou rattrapent leur ballons.

De même, les espaces verts de la ville, à l’instar du jardin “Ibn Zaydoun”, ont accueilli des dizaines de familles soussies, qui ont salué les efforts déployés par la commune d’Agadir en vue de mettre à  niveau ces lieux et assurer leur propreté d’une manière continue.

Pour leur part, les principales avenues reprennent, également, vie à tel point que dans certaines places, il est difficile de trouver où garer sa voiture. Ainsi, Agadir redevient “presque” comme avant.


Classée en zone 1 aux côtés des provinces et préfectures où la situation épidémiologique est ‘’presque totalement maîtrisée’’, Meknès vit son premier jour de déconfinement, et sa population commence à reprendre goût à la vie après de longues semaines d’attente.

Dès les premières heures de ce jeudi, les places publiques et les jardins de la ville ont commencé à retrouver leur public, notamment les enfants, qui comptaient les jours pour pouvoir sortir et renouer avec la liberté de mouvement et leurs aires de jeu, mais aussi retrouver leurs amis, dans le respect total des mesures de distanciation et de précaution imposées par les autorités compétentes.

“Je suis très heureuse aujourd’hui de pouvoir ramener mes enfants au parc après de longues semaines de confinement, visant à enrayer la pandémie de Coronavirus”, a indiqué à la MAP, Fatima Ezzahra Lhihi, une citoyenne de Meknès, ajoutant que le déconfinement ne doit en aucun cas “nous faire oublier que le virus est toujours là, d’où la nécessité de respecter les mesures d’hygiène et de santé en vigueur”.

Les épris du sport en plein air n’ont pas raté l’occasion pour reprendre leurs activités préférées dans différents espaces verts de la ville, pour retrouver la forme physique mais aussi le morale.

Ils ont exprimé, dans des déclarations à la MAP, leur joie de pouvoir pratiquer du sport à nouveau, après des semaines de confinement et d’inactivité, à cause de l’état d’urgence sanitaire déclaré pour enrayer la propagation du Coronavirus.

A Meknès, les habitants ont repris également le chemin des magasins et des marchés tout en continuant à se conformer aux mesures sanitaires.

A Fès voisine, qui fait partie de la zone 2, où ‘’la situation est partiellement contrôlée’’, les habitants devront, eux, prendre leur mal en patience et attendre de jours meilleurs, étant donné que leur zone bénéficie d’un allégement des mesures de confinement de moindre ampleur.

Certains ont formé le souhait de voir leur ville intégrer bientôt la zone déconfinée et la vie reprendre son cours normal, surtout que les enfants n’en peuvent plus et veulent sortir se promener et jouer comme par le passé.

Les régions du Royaume ont été classées en deux zones en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique : Une première zone où la situation est maîtrisée presque totalement (59 préfectures et provinces) et une deuxième zone où la situation est partiellement contrôlée (16 provinces et préfectures).

Ces critères ont été pris en considération dans le déconfinement progressif d’une manière différenciée entre les deux zones. 80 pc des préfectures et provinces forment la zone d’assouplissement no 1, soit 95 pc du territoire national et 61 pc de la population du Maroc.

Évoquant les avantages de ce déconfinement progressif, le chef du gouvernement Saad Eddine El Othmani a mis l’accent, au parlement, sur la relance dans les deux zones des activités commerciales, notamment celles autorisées durant la période de la propagation du virus, ainsi que la reprise des activités industrielles, d’artisanat, des professions libérales et de proximité, à l’exception de celles exclues.

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