L’Union européenne “agira d’une seule voix” face aux menaces américaines de surtaxer lourdement certains produits français, en réponse à l’instauration en France d’une taxe sur les géants du numérique, a affirmé mardi un porte-parole de la Commission européenne.

“L’Union européenne agira et réagira d’une seule voix”, a déclaré ce porte-parole, Daniel Rosario, ajoutant que la Commission travaillait “en étroite coordination avec les autorités françaises sur les prochaines étapes”.

Le ministre français des Finances Bruno Le Maire, qui a exprimé l’espoir d’une “riposte forte” européenne, rencontrera mercredi à Bruxelles le commissaire européen au Commerce Phil Hogan.

Le porte-parole de la Commission a affirmé que l’UE chercherait à engager “immédiatement des discussions avec les États-Unis sur la manière de résoudre cette question à l’amiable afin d’éviter un différend à l’OMC”.

“Nous demeurons d’avis que l’OMC est le lieu où régler tout différend commercial”, a-t-il rappelé, ajoutant aussi que “plusieurs” autres voies restaient “ouvertes” en cas de tarifs douaniers américains.

Washington menace de surtaxer lourdement une série de produits français, qui pèsent l’équivalent de 2,4 milliards de dollars, comme les fromages, les yaourts, ainsi que des produits cosmétiques ou encore des sacs à main.

L’annonce des autorités américaines, lundi en fin de journée, fait suite à une enquête concluant que la législation française visant à taxer les “Gafa” (en référence aux géants américains Google, Apple, Facebook et Amazon) portait préjudice aux entreprises américaines.

La proposition, qui doit encore recevoir l’aval du président américain Donald Trump, risque d’intensifier les frictions avec l’UE et la France en particulier.

L’imposition de tarifs douaniers punitifs sur les produits français ne pourra pas intervenir avant la mi-janvier, à l’issue d’une période de consultations.

La France a pris contact avec la nouvelle Commission européenne pour s’assurer qu'”il y aurait bien une riposte européenne, une riposte forte”, a souligné mardi M. Le Maire, tout en appelant à “éviter de rentrer dans cette logique de sanctions et de ripostes”.

 

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