Le président chilien, Sebastián Piñera, a convoqué un référendum pour le 26 avril 2020 afin de décider si une nouvelle Constitution doit être rédigée pour remplacer l’actuelle Carta Magna, en vigueur depuis la dictature d’Augusto Pinochet (1973-1990).

Lors d’un acte organisé au Palais de La Moneda, siège de l’Exécutif, M. Piñera a signé le décret officialisant l’appel des citoyens à voter lors de ce référendum.

“Ce n’est pas une élection ordinaire, car avec cette action démocratique et républicaine, nous devrons choisir entre deux alternatives, à la fois légitimes et démocratiques”, a dit M. Piñera.

Lors de ce plébiscite, les Chiliens auront la possibilité de choisir s’ils veulent une nouvelle Constitution ou préfèrent réformer celle existante, créée en 1980 pendant la dictature d’Augusto Pinochet, objet de toutes les critiques depuis le début des manifestations sociales le 18 octobre dernier.

La rédaction d’une nouvelle Loi fondamentale est l’une des principales revendications des manifestations, qui ont fait une vingtaine de morts et des milliers de blessés et de détenus.

Le changement de la Constitution actuelle, approuvée le 11 septembre 1980 lors d’un référendum controversé pendant la dictature militaire, est l’une des principales revendications exprimées lors des manifestations sociales qui secouent le Chili depuis le 18 octobre dernier.

Le 15 novembre dernier, la coalition gouvernementale de droite du président M. Piñera (Chile Vamos) et les principaux partis d’opposition étaient parvenus à un accord historique sur l’organisation d’un référendum sur un changement de la Constitution.

La consultation comportera deux questions: l’une sur le remplacement ou non de la Constitution et l’autre, le cas échéant, sur la méthodologie de sa rédaction.

Cette seconde question devra déterminer quel organe rédigera la future Constitution, soit un “Congrès mixte” composé à parts égales de citoyens élus à cette fin et de parlementaires en exercice, soit une Assemblée constituante intégralement composée de citoyens spécifiquement élus à cette fin.

Si le principe d’une nouvelle Constitution est approuvé le 26 avril prochain, l’élection du Congrès mixte ou de l’Assemblée constituante aura lieu en octobre 2020. L’organe chargé de la rédaction aura neuf mois pour élaborer un nouveau texte, une période qui pourra être prolongée de trois mois.

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