La journée de jeudi a été marquée par des incendies, des pillages, des barricades et des affrontements avec les forces de l’ordre dans plusieurs régions du Chili, dont Santiago, Antofagasta, Valparaiso et Concepción.

Dans la capitale Santiago, le centre commercial Arauco Quilicura, qui demeure fermé depuis le début de la crise sociale le 18 octobre dernier, a été la cible d’un incendie majeur, ont rapporté les médias, faisant état de pillage de plusieurs magasins par des individus portant des cagoules.

Des incidents ont également été signalés dans la commune de Maipú, en région métropolitaine de Santiago, avec des barricades dans le secteur de Pajaritos et du 5 de Abril.

De même, dans la région de Valparaíso, sur la côte pacifique, des incidents ont été rapportés tout au long de la journée par les médias. Une marche en milieu de journée s’est terminée par des jets de pierres contre le siège du Congrès national.

De plus, des manifestants ont attaqué à Quilpué des minibus et des pillages ont également eu lieu dans des magasins.

Jeudi soir, un incendie s’est déclaré dans une concession automobile, au cœur de Valparaíso, couvrant la ville portuaire d’un épais nuage de fumée, selon les médias.

A Concepción, au centre du pays, de nombreux affrontements ont opposé, dans l’après-midi, la police à des éléments encagoulés qui ont dressé des barricades avec des pavés empêchant le transit normal des véhicules. Ces éléments ont également attaqué et saccagé cinq magasins et incendié un local commercial, rapportent les médias.

Dans la ville d’Antofagasta (nord), des barricades ont été dressées par des manifestants et de graves affrontements ont été rapportés, principalement dans la Plaza Bicentenario (Place du Bicentenaire).

De même, une voiture a foncé sur plusieurs manifestants avant de prendre la fuite, font savoir les médias, précisant que plusieurs personnes ont été blessées suite à cet incident.

Depuis le 18 octobre, des manifestations, émaillées d’actes de pillage et de destruction de biens, ont éclaté au Chili pour protester contre une hausse de 30 pesos du prix des tickets de métro en heure de pointe, faisant 23 morts et des milliers de blessés et de détenus.

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