Le gouvernement chilien a annoncé, mercredi, que 20 personnes ont été tuées et plus de 9.000 autres arrêtées lors de l’état d’urgence instauré dans le pays andin, du 19 au 27 octobre, suite aux actes de vandalisme et de destruction ayant entaché les protestations populaires contre les inégalités sociales.

Entre le 19 et le 28 octobre, 1.227 “incidents graves” ont été enregistrés, au cours desquels 1.406 personnes ont été blessées (876 policiers et 530 civils).

De même, 7.166 personnes ont été arrêtées lors de ces graves incidents et 2.037 autres ont été interpellées après le début du couvre-feu instauré dans les différentes régions du pays, précise un rapport du ministère de l’Intérieur.

Lors de ces graves incidents, 26 bus ont été incendiés et 49 stations de métro ont été attaquées et subi des dommages.

Pour sa part, le sous-secrétaire chilien à l’Intérieur, Rodrigo Ubilla, a confirmé que 997 personnes ont été inculpées de destruction de biens, d’incendie, de pillages ou d’affrontements avec les forces de l’ordre.

“Le ministère de l’Intérieur a déposé un total de 228 plaintes, soit pour des raisons de sécurité de l’État, soit pour des incendies liés à la destruction de stations de métro. Selon les 228 plaintes déposées, 997 accusés identifiés ont été incuplés”, a déclaré M. Ubilla, ajoutant que, dans ce sillage, 389 personnes sont actuellement en détention provisoire.

Lors de cette même période, un total de 89 actes d’émeutes, pillages, incendies ou destruction de bien ont été recensés, a-t-il relevé.

Parmi les décès figurent six ressortissants étrangers.

Depuis le 18 octobre, quelque 20.000 soldats et policiers avaient été déployés suite à l’état d’urgence, une première dans les rues chiliennes depuis la fin de la dictature du général Augusto Pinochet (1973-1990).

Les manifestations ont débuté, vendredi dernier, pour protester contre une hausse de 30 pesos du prix des tickets de métro en heure de pointe.

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