Le procès des attentats de janvier 2015 en France s’est ouvert mercredi devant la cour d’assises spéciale de Paris, plus de cinq après les sanglantes attaques contre le journal Charlie Hebdo, qui avaient fait 17 morts en trois jours.

Quatorze accusés, dont trois seront jugés par défaut, sont poursuivis dans ce dossier, soupçonnés à des degrés divers de soutien logistique aux frères Saïd et Chérif Kouachi et à Amédy Coulibaly, auteurs des attaques qui avaient ouvert un cycle d’attentats terroristes sans précédent dans le pays. Ce procès historique, qui se tient sous très haute surveillance, doit s’achever le 10 novembre.

Le procès, initialement prévu avant l’été, avait été reporté en raison de la crise sanitaire. Il sera intégralement filmé pour les archives historiques de la justice, une première en matière de terrorisme.

Signe de la démarche cathartique de ce procès: les premières semaines d’audience seront consacrées aux témoignages des 200 parties civiles. Le déroulement de l’enquête et l’interrogatoire des accusés ne seront abordés que dans un second temps.

“Nous voulons remplir cette salle d’audience de ce qu’ont vécu nos clients” a déclaré Me Patrick Klugman, qui défend des victimes de l’Hyper Cacher, devant la salle d’audience.

Le 7 janvier 2015, les frères Kouachi avaient attaqué la rédaction de Charlie Hebdo à l’arme de guerre, assassinant 12 personnes, dont les dessinateurs historiques Cabu et Wolinski, avant de prendre la fuite.

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