Le Maroc est convaincu que les collectivités territoriales sont créateurs de richesse et peuvent assurer un meilleur développement au niveau local, a indiqué le président de l’Association marocaine des Présidents des conseils municipaux (AMPCC) et maire d’Al Hoceima, Mohamed Boudra, lundi à Durban (Afrique du Sud).

Les communes et les régions sont plus proches des préoccupations des citoyens et sont les mieux placées à y apporter les solutions nécessaires, a relevé M. Boudra qui s’exprimait lors d’une session sur «le futur des finances locales», tenue dans le cadre du Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux, convoqué par Cités et Gouvernements Locaux Unis (CGLU).

Cette vision, qui consiste à considérer les collectivités territoriales comme les «architectes du futur», s’inscrit en droite ligne de la Constitution de 2011 et du chantier de la régionalisation avancée, a ajouté M. Boudra qui est également vice-président de CGLU Afrique pour la région Afrique du Nord.

Les collectivités territoriales ont besoin de deux éléments essentiels pour réussir leur mission, à savoir les ressources humaines qualifiées et les ressources financières nécessaires, a-t-il rappelé, soulignant qu’il ne s’agit pas d’augmenter les subventions mais de renforcer la capacité des territoires à assurer leur propre financement.

La question du financement a toujours été traitée sous le seul angle des finances locales, c’est à dire des impôts locaux et de leur adéquation, et des transferts de l’Etat, a-t-il estimé.

Il a signalé, dans ce contexte, que c’est toute la diversité des solutions des «ingénieries» qu’il faut mettre en œuvre pour que les territoires puissent répondre à leurs engagements sur les différents agendas mondiaux, nationaux et locaux.

Pour sa part, le directeur mondial de la pratique urbaine, de la gestion des risques de catastrophe, de la résilience et des terres à la Banque mondiale, M. Sameh Wahba, a mis l’accent sur la nécessité de trouver des solutions de financement innovantes pour les collectivités territoriales.

Il a appelé, à cet égard, à sortir des schémas classiques des recettes locales basées sur le recouvrement des impôts et les transferts de l’Etat, notant qu’il y a beaucoup d’espoir au sujet de la contribution que le secteur privé peut apporter dans ce domaine.

La Banque mondiale travaille, à cet égard, en étroite collaboration avec les représentants locaux pour augmenter les capacités d’emprunt des collectivités territoriales, a-t-il dit.

Lors du Sommet mondial des dirigeants locaux et régionaux (11-15 novembre), les représentants des gouvernements locaux et régionaux issus de différents pays, se pencheront cinq jours durant sur la définition de l’agenda mondial des villes et des régions pour les années à venir, comme ils jetteront la lumière sur l’évolution de cette organisation mondiale dans le cadre de son 15e anniversaire.

Près de 3000 délégués sont attendus à ce conclave qui verra la tenue de plus de 80 sessions, dont des plénières, axées sur la démocratie locale, la réalisation des objectifs du développement durable (ODD) et les dialogues intergénérationnels.
Ce sommet sera également marqué par le renouvellement des instances dirigeantes de CGLU. (MAP)

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