Fraîchement installées, les nouvelles instances de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) sont à pied d’œuvre pour commencer un nouveau chapitre. La nouvelle équipe promet tout le soutien nécessaire pour œuvrer sans relâche en faveur du rayonnement de l’économie nationale et mener à bien le mandat qui lui a été confiée.

L’enjeu est donc de taille mais les ambitions le sont aussi. La nouvelle team, chapeautée par Chakib Alj et Mehdi Tazi élus en ce début 2020, après un vote quasi unanime, respectivement président et vice-président général de la CGEM, mise sur un programme aussi riche qu’efficace avec comme mot d’ordre la redynamisation de la confiance auprès des entreprises afin de faire de l’économie nationale ce puissant moteur dont le Maroc a besoin.

Il y a du pain sur la planche alors. Des dossiers nombreux et chauds attendent l’organisation patronale dans sa nouvelle composition, sauf que celle-ci apporte d’ores et déjà son lot de nouveautés, ne serait-ce que pour le dossier de l’amélioration de l’accès au financement au profit des entreprises, particulièrement les Petites et moyennes d’entre-elles.

A quelques jours de son premier Conseil d’administration, et à l’issue duquel la CGEM a complété ses instances de gouvernance pour le mandat 2020-2023, le patronat n’a pas tardé à dévoiler son offre “1ère Commande”. Il s’agit d’une initiative destinée à tous les entrepreneurs bénéficiaires du Programme intégré d’appui et de financement des entreprises dès accord de financement de la banque.

Dans le détail, cette solution se veut un soutien concret à tous ces entrepreneurs dans la phase post-financement et un dispositif d’accompagnement des jeunes entrepreneurs à amorcer leur “business”. Elle prévoit de ce fait un acompte de 30% à la commande et un paiement à la livraison ou à la réception (pas de délai de paiement).

Avec cette offre, la CGEM amorce sa contribution à ce chantier national de grande ampleur baptisé “Intelaka” dont elle fait partie prenante aux côtés d’autres grands acteurs de la sphère économique nationale et qui a vu la mobilisation d’une enveloppe de 8 milliards de dirhams sur les 3 prochaines années avec la mobilisation d’une panoplie de mesures importantes, en l’occurrence le plafonnement des taux de sortie à 2%, ramené à 1,75% pour le monde rural, l’abandon de toute forme de garantie à l’exception de celles liées au projet, la simplification des procédures de traitement des demandes de financement ainsi que l’octroi d’un taux préférentiel de 0,1% pour les primes d’assurances “décès / invalidité totale – emprunteur”.

En plus, la CGEM a inscrit dans son agenda une série de rencontres de communication autour de ce gigantesque programme. Ainsi, forte de ses CGEM-Régions et de ses partenaires de tous horizons, le patronat national part dès son installation à la rencontre de jeunes porteurs de projets et de chefs d’entreprises dans les différentes régions du Royaume. Objectif: accompagner les jeunes entrepreneurs en communiquant sur les différentes modalités de mise en œuvre du programme “Intelaka”, qui se doit d’être efficiente et optimale, car, aux yeux du patronat, les PME méritent tout l’appui nécessaire pour que l’on puisse” leur faciliter la vie”.

Dans son programme des 3 années à venir, la CGEM avait clairement appelé, rien que pour le financement, à œuvrer à développer des solutions “audacieuses” tout en procédant à “une amélioration radicale des délais de paiement, de bout en bout de la chaîne, pour le public comme pour le privé” et à une simplification des procédures administratives.

L’amélioration des délais de paiement est là une autre partie du puzzle et l’un des grands dossiers auxquels s’attèle la CGEM. Celle-ci n’a cessé d’alarmer sur le volume des créances inter-entreprises qui a atteint un niveau de 392 milliards de dirhams (MMDH) en 2018 et plus 420 MMDH en 2019.

La CGEM, pour qui ce fléau a une forte incidence non seulement sur le comportement des investissements mais aussi sur leur pérennité, appelle à revoir la loi qui régit les délais de paiement afin de sanctionner les entreprises qui s’abstiennent de payer et de protéger les PME.

Dans cette lignée, le Maroc a décidé que la loi régissant les délais de paiement soit assortie de sanctions sous forme d’amendes à l’encontre des mauvais comportements en matière de paiement. C’est lors de la 3ème réunion de l’Observatoire des délais de paiement (ODP) marquée par la forte présence de la nouvelle CGEM qu’il a été convenu de cette nouvelle mesure tout en décidant que le produit des amendes soit dédié à l’appui des entreprises.

Financement, délais de paiement, redynamisation de la confiance auprès des entreprises … sont autant de dossiers et bien d’autres qui interpellent le patronat dans son nouveau mandat, pour atteindre, dans un esprit volontariste et engagé, ses différents objectifs et concourir in fine à l’esquisse puis à la concrétisation du modèle de développement auquel aspire le Maroc.

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