La coalition de groupes rebelles à l’offensive depuis une semaine contre le gouvernement centrafricain a décrété un “cessez-le-feu unilatéral” de trois jours arrivant à échéance avant les élections de dimanche, dont le président Faustin Archange Touadéra est le grand favori.

Cette coalition a également demandé à M. Touadéra, qui affiche sa détermination à tenir ces scrutins présidentiel et législatif comme prévu, fort du soutien de la communauté internationale, de “suspendre les élections dont les conditions de bon déroulement n’ont jamais été réunies”.

La Coalition des patriotes pour le changement (CPC), qui rassemble six des principaux groupes en rébellion, a décrété mercredi un “cessez-le-feu unilatéral” de trois jours arrivant donc à échéance avant les élections dans ce pays plongé dans la guerre civile depuis près de huit ans, et contrôlé aux deux tiers par des groupes armés.

“Le document n’est pas signé. C’est un cessez-le-feu unilatéral, un non-événement, et nous n’avons pas vu ces gens-là s’arrêter dans leurs actions”, a réagi jeudi le porte-parole du gouvernement Ange-Maxime Kazagui.

Jeudi matin, les combats ont cependant connu une accalmie dans plusieurs localités, selon des responsables d’ONG et de l’ONU.

La progression des rebelles a été enrayée depuis mercredi, avec notamment la reprise de la quatrième ville du pays, Bambari, selon la Mission de l’ONU en Centrafrique (Minusca), par les Casques bleus, l’armée, et des centaines de renforts dépêchés par le Rwanda et la Russie dans le cadre d’accords de coopération bilatérale.

Jeudi soir, la Minusca a également reçu le soutien de 300 casques bleus rwandais “dans le cadre du plan intégré de sécurisation des élections”.

 

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