La Colombie a exprimé son rejet catégorique de l’élection du Venezuela au Conseil des droits de l’homme des Nations unies, intervenue jeudi dans le cadre de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unis à New York.

“Le gouvernement colombien rejette catégoriquement l’élection sans précédent du Venezuela en tant que nouveau membre du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, intervenue aujourd’hui 17 octobre 2019 dans le cadre de la 74e session de l’Assemblée générale des Nations Unis à New York”, indique un communiqué du ministère des Relations extérieures.

“Nous déplorons qu’en dépit de nombreux efforts internationaux visant à dissuader les États membres de voter en faveur du régime illégitime et usurpant de Nicolás Maduro, le Venezuela ait remporté un siège au sein de cet organe d’une grande importance”, poursuit le communiqué.

L’Assemblée générale n’a pas tenu compte des “graves dénonciations contenues dans les rapports de la Haut-Commissaire des Nations Unies aux droits de l’homme, Michelle Bachelet, de juillet et septembre de cette année, qui montrent que la dictature de Maduro a commis des crimes tels que la torture et les exécutions extrajudiciaires, entre autres”, déplore le gouvernement colombien, rappelant à ce sujet la création d’une mission internationale indépendante chargée de déterminer les faits afin que les violations des droits de l’homme au Venezuela puissent faire l’objet d’une enquête.

Pour la Colombie, “l’élection du Venezuela constitue un affront direct au Conseil des droits de l’homme et remet en question sa légitimité, car le régime de Maduro ne répond ni aux conditions requises ni dispose de l’autorité morale pour faire partie du Conseil”.

“En plus, il ne faut pas s’attendre à ce qu’un Etat qui viole systématiquement les droits de l’homme de ses citoyens plaide pour la protection et la défense de ces mêmes droits ailleurs dans le monde”, poursuit le ministère colombien des Relations extérieures.

Le Gouvernement colombien a également réaffirmé qu’”il continuera à persévérer dans la dénonciation de la dictature la plus brutale (régime de Maduro, nlrd) et à mener les actions qui s’imposent pour que les Vénézuéliens puissent réaliser leur désir de revivre dans la démocratie et la liberté”.

Malgré des critiques d’ONG et de pays latino-américains, le Venezuela a obtenu jeudi un siège au Conseil des droits de l’Homme pour la période 2020-2022, lors d’une élection organisée par l’Assemblée générale des Nations unies.

Le Brésil a été également été élu pour siéger au Conseil des droits de l’homme.

La Colombie, à l’instar d’un grand nombre de pays de la région, ne reconnait pas la légitimité du régime chaviste de Nicolas Maduro.

Le gouvernement colombien du président de droite, Ivan Duque, a reconnu le 23 janvier le chef de file de l’opposition vénézuélienne, Juan Guaido comme président intérimaire du Venezuela.

Les relations diplomatiques entre les deux pays qui partagent une frontière terrestre de 2.219 km, sont rompues depuis le 23 février.

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