Le parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE) et la formation de la Gauche républicaine de Catalogne (ERC) ont convenu, jeudi, de créer une table de négociation entre le gouvernement central et la Generalitat (exécutif catalan) pour trouver une solution à la situation en Catalogne.

En vertu de cet accord, cette table doit être créée dans un délai maximum de quinze jours après la formation du nouveau gouvernement, issu des élections législatives anticipées du 10 novembre dernier, rapporte l’agence Efe.

Les deux parties se sont aussi engagées à soumettre à la consultation des Catalans les accords qui seront conclus et les mesures qui seront proposées dans le cadre de cette table de négociation, qui doit agir “dans le respect des instruments et des principes qui régissent le système juridique démocratique”.

Cet accord commence par une déclaration commune des deux partis soulignant que “l’opportunité de débloquer et de canaliser le conflit politique sur l’avenir de la Catalogne, et d’établir les bases pour sa résolution” a été créée, car “il y a une volonté de dialogue pour parvenir à un accord qui nous permettra de surmonter la situation actuelle”, précise la même source.

Le pacte comprend deux volets: la “reconnaissance du conflit politique” en Catalogne et “l’activation de la voie politique pour le résoudre”, d’une part, et la création d’une table de négociation entre les deux gouvernements, d’autre part.

Le PSOE et l’ERC ont, en outre, pris l’engagement d’établir un “dialogue ouvert sur toutes les propositions” qui seront présentées sur l’avenir de la Catalogne.

Le conseil national de l’ERC, réuni jeudi à Barcelone, a décidé de valider cet accord et que ses 13 députés s’abstiendraient lors du vote d’investiture du socialiste, Pedro Sanchez, comme président du nouveau gouvernement.

Avec 155 députés au total, le PSOE et Podemos (extrême gauche) ont besoin de l’appui d’autres forces politiques pour que M. Sanchez puisse être reconduit à la tête du nouveau gouvernement de coalition.

Le candidat socialiste a scellé lundi dernier un accord avec le parti nationaliste basque (PNV) pour avoir le soutien de ses 6 députés à l’investiture.

Selon les médias, M. Sanchez serait, sauf coup de théâtre de dernière minute, investi à la tête du nouvel exécutif espagnol, lors du deuxième tour du vote d’investiture, prévu le 07 janvier, où une majorité relative -plus de oui que de non- suffira à sa reconduction.

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