Les participants à un événement hybride “Future In Africa – 100% Europe & Beyond”, tenu jeudi à Casablanca, ont souligné l’importance de transformer Casablanca-Settat en une “Smart Région” qui s’appuie sur les données (Data) et la digitalisation.

Cette transition permettra d’améliorer davantage la qualité de vie des citoyens et répondre aux besoins des entreprises déjà installées et de celles qui souhaitent investir dans la région, ce qui contribuera à la promotion de l’attractivité territoriale de cette dernière, ont précisé les participants à cette rencontre initiée par la région Casablanca-Settat et Maroc Numeric Cluster, en partenariat avec la région Ile-de-France et le Pôle de compétitivité Systematic Paris-Région

Intervenant à cette occasion, Mostapha Oualim, Conseiller du Président de Casablanca-Settat et directeur général délégué de la société d’investissement et d’activité de la Région, a fait savoir que le Programme de développement régional (PDR) prévoit des projets pilotes pour aboutir à une stratégie de digitalisation globale, avant d’arriver à la “Smart Région”.

Il a, à cet égard, cité le projet d’un “géo-hub”, qui est en cours d’exécution et consiste à mettre en place une plateforme à même de fédérer l’ensemble des données dans la région dans les différents secteurs.

M. Oualim a également mis en avant un autre projet, en cours de réalisation au niveau de Casablanca-Settat, à savoir le Schéma régional d’aménagement territorial (SRAT). “Nous sommes en train de mettre en place les premiers jalons de ce projet avec les différents partenaires de la région”, a-t-il dit, ajoutant que ce SRAT vise à donner une vision claire des opportunités d’investissement dans la région.

De son côté, Selma Bennis, directrice du pôle impulsion économique et offre territoriale au Centre régional d’investissement (CRI) de Casablanca-Settat, a mis l’accent sur la nécessité de disposer de la Data régionale, de l’affiner et puis de l’adapter aux besoins des opérateurs économiques.

Elle a, parallèlement, indiqué que les CRI connaissent une nouvelle réforme avec l’entrée en vigueur de la loi 47-18 portant réforme des CRI et création des Commissions régionales unifiées d’investissement.

Et de soutenir: “Partant du postulat que l’investisseur ou l’opérateur économique est au centre des préoccupation du CRI, le parcours a été revu de bout en bout. Nous avons travaillé sur deux volets”.

Il s’agit du volet de la simplification de la procédure et de la création de la commission régionale unifiée de l’investissement, ainsi que celui de la digitalisation, a précisé Mme Bennis, notant qu’au niveau du CRI de Casablanca-Settat, les délais de traitement des dossiers a été ramené à 12 jours.

“C’est une révolution pour l’acte d’investir dans la région”, s’est-elle félicitée, ajoutant que le volet de la digitalisation a été salvateur durant la période la crise sanitaire liée à la pandémie du nouveau coronavirus.

Dans ce sens, Mme Bennis a cité le lancement de la plateforme “CRI invest” qui permet de digitaliser de bout en bout toute la procédure d’investissement, ainsi que de donner à l’investisseur l’accès nécessaire à l’information de base (procédures, documents à remettre, etc), outre la célérité de traitement.

Pour sa part, Saad Azzaoui, Directeur maîtrise d’ouvrages en charge de la planification, études et travaux à la Lydec, a fait savoir que l’opérateur d’eau et d’électricité est conscient que le digital est un moyen de performer et d’améliorer davantage la qualité de service.

Il a, à cet effet, évoqué la télé-relève, qui permet entre autres de suivre en temps réel la consommation et d’identifier des fuites, ainsi qu’un système de capteur au niveau des réseaux visant à identifier les pertes en vue de préserver les ressources énergiques et en eau.

“Durant cette période de pluie, nous sommes en train de travailler sur un système de télégestion des réseaux d’assainissement. Nous préparons, en fonction des prévisions météo, les équipes pour agir et être réactives. Nous simulons les pluies sur le réseau, ce qui nous permet d’aller agir en anticipation sur les points de débordement”, a-t-il expliqué.

Pour sa part, la Directrice générale de Maroc Numéric Cluster, Ihsane Himmi, a souligné que l’édition 2020 de cette manifestation, qui se tient sous le thème “Innovation et attractivité territoriale”, se veut une occasion pour jeter la lumière sur l’importance du digital à l’adresse des territoires.

“C’est un événement à vocation de promouvoir l’innovation comme levier de croissance pour les territoires. L’accent est mis sur la Data, la connectivité, ses enjeux et l’identification d’actions potentielles à menées”, a-t-elle fait valoir.

Et de poursuivre qu’au menu de cette rencontre figurent des pitchs de start-up matures et de pépites qui vont présenter leurs solutions innovantes autour de thématiques liées à la data et au développement territorial.

Cet événement, qui a mis le Maroc à l’honneur comme partenaire privilégié de l’Union européenne, connaît la participation des régions de Bavière, Aire Métropolitaine de Lisbonne et région de Stockholm.

Il constitue l’occasion de promouvoir l’innovation, soutenir les synergies à forte valeur ajoutée et dynamiser l’écosystème numérique et ce, via un une série de panels autour de plusieurs sujets notamment, les territoires connectés et la transformation numérique et environnementale dans les régions.

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