Le plan de développement régional (PDR) de Casablanca-Settat est venu répondre à un ensemble de défis structurels entravant la mise en place d’une stratégie territoriale intégrée et équilibrée entre les mondes urbain et rural, particulièrement dans un espace où prédominent la composante rurale et l’activité agricole chez une large frange de la population.

Adopté par le Conseil de la région en 2017, le PDR a comme fil conducteur la réduction des disparités criantes entre les villes et la campagne en consacrant une bonne partie des 155 projets programmés pour un financement de 115 milliards de dirhams à la promotion des zones rurales, qui présentent un déficit indéniable en services publics de base et en matière d’infrastructures.

Les projets inscrits au plan de développement se répartissent comme suit: monde rural (30 projets), transport (4 projets), entreprises, innovation et emploi (30 projets), attractivité sociale, culturelle et qualité de la vie (41 projets) et générations futures (20 projets).

La conception du PDR a été sous-tendue par le souci de rééquilibrer les crédits alloués aux mondes rural, péri-urbain et urbain en matière d’équipement, de renforcement des services publics et d’accès aux ressources hydriques.

En concrétisation de cette vision, le Conseil de la région a adopté, au cours de sa session ordinaire d’octobre dernier, une série de projets à même de garantir un développement global et équitable sur toute l’étendue de ce territoire.

S’agissant du volet des transports et des déplacements, l’action de la région s’articule autour du renforcement et de la maintenance du réseau routier, dans un souci de désenclavement des zones rurales et de leur interconnexion avec les pôles de production, de manière à élever la compétitivité et l’attractivité de la région.

La dernière session du Conseil a, de ce fait, accordé un budget de 123 millions de dirhams (MDH) pour le triplement de la route nationale N.1 entre Lissasfa et Dar Bouazza, dans le cadre d’un accord avec le département de l’Equipement.

Aussi, le doublement de la route nationale N.7 au niveau de la province d’El Jadida permettra de relier les communes de Sidi Ismail et Sidi Bennour (128 MDH), tandis que la rocade de Benslimane reliera les routes régionales 404 et 305 pour une enveloppe de 50 MDH.

Le plan de développement vise également à optimiser les ressources naturelles, notamment les ressources hydriques. Dans ce sens, une enveloppe de 100 MDH a été dédiée à l’approvisionnement en eau potable des communes des provinces d’El Jadida, Sidi Bennour, Settat, Berrechid et Benslimane, tout comme la préfecture de Mohammedia.

La région semble déterminée à améliorer substantiellement le taux d’accès à l’eau potable dans les communes rurales, comme en témoigne la convention signée, en avril 2019, avec l’ONEE et les régies autonomes de distribution d’eau et d’électricité.

Ladite convention devrait permettre à 99% de la population rurale de la région de bénéficier de l’eau potable à l’horizon 2023. Doté d’une enveloppe budgétaire de 471 millions de dirhams, ce projet sera réalisé en deux phases. Le programme initial (2019/2021) nécessite des crédits de 185 MDH, dont 135 millions affectés par la région. Il profitera à 24 communes dans 6 provinces et bénéficiera à 87.700 personnes.

Un programme complémentaire (2021/2023), doté d’une enveloppe budgétaire de 278 millions de dirhams, et concerne 17 communes dans les provinces de Berechid et de Settat (112.900 personnes).

En termes de qualification urbanistique, le Conseil de région a conclu un partenariat avec le département de l’Aménagement du territoire national, les Agences urbaines de Berrechid, Benslimane et Settat, l’Ordre des architectes à Casablanca et El Jadida et l’Ordre des ingénieurs géomètres topographes pour la mise en exécution du programme d’appui architectural dans le monde rural.

La convention, qui consiste en un financement annuel de 2 MDH sur trois exercices (2020/2022) au bénéfice des Agences urbaines concernées, porte sur l’assistance technique aux projets de logement dans les zones rurales, afin que ceux-ci soient en adéquation avec les spécificités locales et conformes aux normes de qualité et de sécurité et ce, à travers des prestations gracieuses au profit des familles démunies.

L’intérêt grandissant porté à la promotion du monde rural intervient dans le sillage d’un contexte national favorisant les approches de développement local et le renforcement du rôle des Conseils de région en tant que catalyseur d’une développement durable et intégré, prenant en ligne de compte les particularités de chaque territoire et l’optimisation de ses potentialités.

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