Le Symposium des Achats du Maroc 2019 a mis l’accent, samedi à Casablanca, sur l’impact de la transformation digitale, l’intelligence artificielle et les nouvelles technologies dites “disruptives” sur la fonction Achat et sur les compétences sur lesquels les acheteurs devront miser dès aujourd’hui.

Ce symposium tenu sous le thème “les perspectives de la fonction Achats à l’horizon 2025”, le premier de l’Association marocaine de la communauté des Achats (AMCA) et troisième rencontre annuelle des acheteurs du Maroc, a pour objectif “d’analyser les impacts de la transformation digitale sur la fonction Achat ainsi qu’à identifier les clés pour permettre à cette dernière de se réinventer”, a souligné le président de l’Association Yassine Serhani.

“L’un des défis qui touche aujourd’hui la fonction Achat est ce mouvement de transformation digitale”, a t-il fait savoir, ajoutant que l’AMCA, à travers cette rencontre et les différentes interventions et tables rondes programmées tout au long de deux jours du symposium, tente “d’appréhender et d’expliciter les enjeux de cette transformation aux acheteurs adhérents et aux responsables directeurs achats des entreprises, à la fois publiques et privées”.

L’économie est une collectivité rassemblant des intérêts différents (propriétaires, dirigeants, salariés, fournisseurs, clients) qui doivent trouver, ensemble, des équilibres permettant d’atteindre une performance globale, a estimé M. Serhani, relevant que l’AMCA est “convaincue que la recherche de ces équilibres ne peut se faire en dehors du cadre de l’Acculturation au digital”.

Il est aussi “indispensable d’alimenter notre métier avec des angles de vue élargis et innovants et d’organiser, au mieux, les remontées en provenance de la communauté Achat”, a-t-il expliqué, notant qu’aujourd’hui, il est question de “faire preuve de solidarité afin de garantir, ensemble, la pérennité de notre métier Achat dans un écosystème en perpétuelle transformation”.

Pour sa part, le directeur général délégué chargé des opérations chez Involys, Rachid Hassane, a relevé qu’avec le boom technologique qui est entrain de s’opérer, “nous assistons à une réelle transformation, non seulement de l’entreprise, mais de toute la société humaine”.

D’après M. Hassane, l’acheteur, qui observe un changement radical et qualitatif sur le sens de son métier, se trouve aujourd’hui dans l’impératif de se positionner, de créer de la valeur pour l’entreprise, de participer plus activement à sa stratégie, de créer davantage de liens avec l’ensemble des parties prenantes et est également obligé d’être plus connecté et mobile.

“La digitalisation de la fonction Achats, ses enjeux et les leviers de performance qu’elle offre, font, qu’aujourd’hui, l’acheteur humain doit être capable de se réinventer”, a t-il souligné.

En marge de l’ouverture de ce symposium, deux conventions de partenariat ont été signées entre l’AMCA et ses partenaires.Il s’agit d’un accord avec l’école supérieure des industries du textiles et de l’habillement (ESITH) visant à lancer conjointement un centre d’Excellence en Achats qui sera la référence nationale dans cette discipline tant sur le plan académique que sur le plan professionnel et entrepreneurial.

La seconde convention, conclue avec Quadran Maroc, producteur indépendant d’électricité d’origine renouvelable, a pour objectif de mener une action conjointe en vue de favoriser et de promouvoir l’énergie renouvelable et l’efficacité énergétique, en particulier auprès de la communauté achats, via notamment l’organisation de conférences et workshops sur les achats responsables, l’économie d’énergie, le green purchasing et les nouvelles lois concernant l’énergie.

Au menu de cet événement, plusieurs interventions et tables rondes sur “La fonction achats face aux enjeux de la digitalisation”, “le rôle du SI dans l’évaluation et l’amélioration de la performance des Achats”, “le rôle stratégique de la fonction achats et son positionnement au sein de l’entreprise”, “Technologies disruptives et achats: entre mythes et réalités” et “les approches achats modernes: retours d’expériences”.

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