Le groupe canadien Transat a annoncé, jeudi, son intention de licencier 2.000 employés, soit 40 % de son personnel en raison des conséquences économiques de la pandémie de Covid-19.

«Le Canada maintient des restrictions aux frontières parmi les plus exigeantes et que la quarantaine s’applique toujours pour les retours au pays, il est temps que le gouvernement appuie spécifiquement le secteur aérien afin de préserver l’existence d’une industrie aérienne concurrentielle au Canada à long terme», a déclaré le président et chef de la direction de Transat, Jean-Marc Eustache dans un communiqué.

Les licenciements devraient survenir lorsque la Subvention salariale d’urgence du gouvernement canadien, qui a été prolongée jusqu’au 19 décembre, prendra fin.

Au troisième trimestre clos le 31 juillet, Transat a affiché une perte nette de 45,1 millions (1,20 $ par action) contre 1,5 million (4 cents par action) durant la mème période l’an dernier.

Les revenus de la compagnie ont totalisé 9,5 millions $ durant le dernier trimestre comparativement à 698,9 millions $ à la mème période en 2019, soit une chute de 98,6 %.

«Les restrictions de voyage, l’incertitude qui subsiste quant aux dates de réouverture des frontières, tant au Canada que dans les destinations que la Société dessert, ainsi que la nécessité de mesures de quarantaine et de distanciation physique créent une grande incertitude liée à la demande pour le reste de l’exercice 2020 et au moins pour l’exercice 2021», a souligné le transporteur.

La Société a en outre indiqué qu’elle est toujours en attente des approbations pour la conclusion de la transaction de 720 millions de dollars avec Air Canada.

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