Les conservateurs canadiens ont multiplié les appels à la démission du leader de la droite conservatrice canadienne, Andrew Scheer, rival malheureux du Premier ministre élu Justin Trudeau lors des élections fédérales du 21 octobre.

M. Scheer avait annoncé juste après le scrutin son intention de rester à la tête de la principale formation d’opposition, tout en admettant que les résultats “n’ont pas été la hauteur” pour son parti.

Le chef des conservateurs sera soumis à un vote de confiance lors du congrès du parti prévu en avril prochain, conformément aux dispositions de cette formation politique qui prévoient une telle procédure après une défaite électorale.

Toutefois, des membres de plus en plus nombreux du parti, notamment dans la province du Québec, estiment que le chef du parti conservateur devrait être poussé au départ avant Noël, selon des médias locaux.

De l’avis des observateurs, les résultats de l’élection ont été difficiles à encaisser pour plusieurs Québécois, le parti ayant perdu deux députés dans la région francophone. Dans un tel contexte, des noms d’éventuels successeurs d’Andrew Scheer commencent déjà à circuler.

Force est de constater que parmi les opposants au chef du parti, certains préfèrent patienter jusqu’à la tenue du vote de confiance prévu en avril, alors que d’autres estiment que le temps presse et qu’il faut enclencher un processus rapidement afin de remplacer M. Scheer.

En effet, en l’absence de majorité au parlement, le Premier ministre Justin Trudeau pourrait déclencher des élections avant la date prévue par la loi.

Selon les données du Parlement du Canada, la durée moyenne d’un gouvernement minoritaire au Canada est de 1 an, 7 mois et 27 jours.

Au terme du scrutin, les Libéraux ont remporté 157 sièges à la Chambre des communes sur un total de 338 sièges, alors que le Parti conservateur s’est contenté de 121 sièges.

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