Le “grand dialogue national”, convoqué par le président camerounais Paul Biya pour résoudre la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest du pays s’est ouvert à Yaoundé.

Conduit par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, le “grand dialogue national” devrait permettre aux Camerounais de discuter de la crise dans les deux provinces anglophones du pays.

Du 30 septembre au 4 octobre, les différentes parties prenantes vont débattre des moyens de mettre un terme à la crise qui sévit dans les deux régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, où vivent près de 16% de la minorité anglophone du Cameroun.

“Après avoir reçu des gens depuis deux semaines”, en préparation de ce dialogue, “je ne peux qu’être optimiste, car je pense que 99% des Camerounais veulent la paix”, a affirmé dimanche le Premier ministre devant la presse.

Le 10 courant, le président camerounais avait fait part de sa volonté de convoquer “un grand dialogue national” pour résoudre la crise dans les deux régions anglophones.

“J’ai décidé de convoquer, dès la fin du mois en cours, un grand dialogue national qui nous permettra, dans le cadre de notre Constitution, d’examiner les voies et moyens de répondre aux aspirations profondes des populations du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, mais aussi de toutes les autres composantes de notre Nation”, avait-il indiqué dans un discours à la nation.

Dès l’annonce de la tenue de ce dialogue, les autorités de Yaoundé ont multiplié les tractations pour convaincre les principaux chefs séparatistes et la diaspora camerounaise de participer à cette rencontre.

Les principaux séparatistes qui ont posé des conditions pour prendre part à ce dialogue, notamment la libération des prisonniers, ne participeront pas à ces assises dont l’appel a été accueilli favorablement par l’ONU, l’Union Africaine et l’Union européenne.

Les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest vivent au rythme d’affrontements entre l’armée et des groupes séparatistes. Cette crise a fait plusieurs morts et contraint un grand nombre de personnes à fuir les zones de conflits.

Le président Biya avait reconnu dans son adresse à la nation la gravité de la situation, en déclarant : “depuis près de trois ans, les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest sont en proie à une crise, qui met en péril la sécurité et le bien-être des populations qui y vivent, mais a également de profondes conséquences sur l’ensemble de la communauté nationale”.

Pour lui, le dialogue aura vocation à réunir, sans exclusive, “les filles et les fils du Cameroun autour de valeurs de la paix, la sécurité, la concorde nationale et le progrès”.

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